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 Pouquoi ?

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MessageSujet: Pouquoi ?   Dim 11 Nov - 12:25

Bonjour,

Oui, pourquoi nous pose-t-on cette question ?
Bien sûr, c’est par soucis pour notre enfant, mais pourquoi une question si fréquente, si prégnante, alors même qu’une réflexion un peu poussée lui accorde bien peu de pertinence ?

La réponse est peut-être dans l’imagerie sociale, car l’école s’octroie dans celle-ci une position très valorisée, et nul ne saurait la transgresser impunément.

En dehors de toute imagerie sociale, en toute objectivité, la généralisation de l’école a indéniablement provoqué une avancée sociale importante, en banalisant l’instruction qui restait alors souvent l’apanage d’une élite. Et nous serions malvenus à l’ignorer.
Et je suis persuadé qu’encore aujourd’hui l’école est nécessaire et potentiellement bienfaitrice pour beaucoup.

Nous avons cependant le droit de remarquer que cette généralisation de l’école l’a rendue moins attractive, puisque l’instruction s’est banalisée, que ses sources se sont diversifiées, et plus insidieusement, que le lien entre instruction et réussite sociale s’est distendu.

Mais l’imagerie sociale n’évolue pas aussi vite que la société, et l’image de l’école qui prévaut souvent aujourd’hui reste celle d’une institution incontournable, support du principe d’égalité cher à notre société, et c’est certainement cette image qui conditionne notre interlocuteur lorsqu’il nous pose cette question.

D’ailleurs, notre interlocuteur, il est plus que probable qu’il y est allé à l’école, et je présume que celle-ci s’est abstenue de sa propre autocritique. Alors, s’il y est allé, à l’école, notre interlocuteur, ce sont quelques années de sa vie que cette notion lui évoque, qu’il n’est certainement pas disposé à remettre en question. Encore moins s’il a décidé d’y mettre ses propres enfants ! Et encore moins si en raison des difficultés rencontrées par l’un de ceux-ci, il a un instant eu l’audace de vouloir en priver l’institution, avant que la pression sociale ne le ramène à de plus droits chemins.

Ne serions-nous alors pas celui qui tenterait de lui faire regretter sa frilosité sociale ?
Faut-il déduire de notre cas que chacun pourrait faire le même choix ?
Ce choix correspond à la fois à des capacités matérielles non négligeables, à notre affranchissement à l’imagerie sociale évoquée plus haut, et à des sacrifices librement consentis.

Il serait utopique de croire qu’une telle liberté est aujourd’hui accessible à tous.
Savons-nous assez notre chance ?
Avons-nous bien conscience, en évoquant celle-ci auprès de tiers, des frustrations qu’elle peut réveiller ?
Alors, si ce questionnement traduit d’éventuelles jalousies, faut-il jeter de l’huile sur le feu par trop d’assurance dans notre réponse ?
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rainbow



Nombre de messages : 34
Date d'inscription : 05/11/2007

MessageSujet: Re: Pouquoi ?   Dim 11 Nov - 20:57

j'aime bcp ce que tu dis là...

les institutions sont un carcan, quelqu'un qui veut rendre son enfant libre fait peur... et donc on exerce sur lui une pression sociale "mais comment vas-tu faire pour sa socialisation"

je vois que
- je ne me suis jamais "socialisée" à l'intérieur de l'école... l'école a été pour moi plus un frein qu'autre chose
- mon fils qui n'a jamais été en crèche est super sociable
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sandra
Admin


Nombre de messages : 49
Date d'inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: Pouquoi ?   Mar 13 Nov - 7:08

[quote="Ne serions-nous alors pas celui qui tenterait de lui faire regretter sa frilosité sociale ?
Faut-il déduire de notre cas que chacun pourrait faire le même choix ?
Savons-nous assez notre chance ?
Avons-nous bien conscience, en évoquant celle-ci auprès de tiers, des frustrations qu’elle peut réveiller ?
Alors, si ce questionnement traduit d’éventuelles jalousies, faut-il jeter de l’huile sur le feu par trop d’assurance dans notre réponse ?[/quote]

je tente de veiller autant que faire se peut à ne parler que des avantages de la nonsco sans faire de comparaison ( pas toujours facile ;-p)
Je cite mon cas qui n'est sociable que par sélections ;-) comprendre que je peux être très ours comme très acceuillante selon à qui j'ai affaire.
Oui j'ai une chance énorme et je l'apprécie chaque jour.

Un fait qui me donne à sourire est qu'après m'avoir posé la question de "pourquoi" la plupart du temps ça part dans tous les points négatifs de l'école de leurs enfants !! Ce qui à chaque fois me confirme cette frustration dont tu parles.
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glamy95



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Age : 41
Localisation : Maroc (Laayoune)
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Pouquoi ?   Jeu 30 Oct - 21:05

Jean-Philippe a écrit:
Bonjour,

Oui, pourquoi nous pose-t-on cette question ?
Bien sûr, c’est par soucis pour notre enfant, mais pourquoi une question si fréquente, si prégnante, alors même qu’une réflexion un peu poussée lui accorde bien peu de pertinence ?

La réponse est peut-être dans l’imagerie sociale, car l’école s’octroie dans celle-ci une position très valorisée, et nul ne saurait la transgresser impunément.

En dehors de toute imagerie sociale, en toute objectivité, la généralisation de l’école a indéniablement provoqué une avancée sociale importante, en banalisant l’instruction qui restait alors souvent l’apanage d’une élite. Et nous serions malvenus à l’ignorer.
Et je suis persuadé qu’encore aujourd’hui l’école est nécessaire et potentiellement bienfaitrice pour beaucoup.

Nous avons cependant le droit de remarquer que cette généralisation de l’école l’a rendue moins attractive, puisque l’instruction s’est banalisée, que ses sources se sont diversifiées, et plus insidieusement, que le lien entre instruction et réussite sociale s’est distendu.

Mais l’imagerie sociale n’évolue pas aussi vite que la société, et l’image de l’école qui prévaut souvent aujourd’hui reste celle d’une institution incontournable, support du principe d’égalité cher à notre société, et c’est certainement cette image qui conditionne notre interlocuteur lorsqu’il nous pose cette question.

D’ailleurs, notre interlocuteur, il est plus que probable qu’il y est allé à l’école, et je présume que celle-ci s’est abstenue de sa propre autocritique. Alors, s’il y est allé, à l’école, notre interlocuteur, ce sont quelques années de sa vie que cette notion lui évoque, qu’il n’est certainement pas disposé à remettre en question. Encore moins s’il a décidé d’y mettre ses propres enfants ! Et encore moins si en raison des difficultés rencontrées par l’un de ceux-ci, il a un instant eu l’audace de vouloir en priver l’institution, avant que la pression sociale ne le ramène à de plus droits chemins.

Ne serions-nous alors pas celui qui tenterait de lui faire regretter sa frilosité sociale ?
Faut-il déduire de notre cas que chacun pourrait faire le même choix ?
Ce choix correspond à la fois à des capacités matérielles non négligeables, à notre affranchissement à l’imagerie sociale évoquée plus haut, et à des sacrifices librement consentis.

Il serait utopique de croire qu’une telle liberté est aujourd’hui accessible à tous.
Savons-nous assez notre chance ?
Avons-nous bien conscience, en évoquant celle-ci auprès de tiers, des frustrations qu’elle peut réveiller ?
Alors, si ce questionnement traduit d’éventuelles jalousies, faut-il jeter de l’huile sur le feu par trop d’assurance dans notre réponse ?




flower

En tout cas, je peux dire que moi je me sens privilégiée par rapport aux "autres" et je considère que mes enfants ont de la chance.
Et je trouve qu'il faut énormément de courage pour descolariser ses enfants et etre très motivé.
Pour ma part je regrette de ne pas l'avoir fais plus tot pour mon ainé(6ème cette année), c'est lui qui en avait le plus besoin.
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krys



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Date d'inscription : 02/06/2010

MessageSujet: Re: Pouquoi ?   Mer 16 Juin - 12:10

Je suis d'accord avec toi glamy95, je me sens aussi privilégiée. J'ai la possibilité d'instruire mon fils moi même, avec nos valeurs, à notre rythme. Je trouve que cela est une vraie chance.

Je pense aussi qu'il y a beaucoup de jalousie autour des gens qui choisissent d'être un peu plus libres.
Notre Loulou n'a quasiment jamais été gardé par une nourrice (seulement de 3 à 6 mois). Son père a arrêté de travailler 18 mois, puis c'est moi qui ai quitté mon travail à ses 2 ans.
J'ai entendu déjà des critiques à l'époque "mais et l'argent? ", "il va être seul tout le temps et la socialisation?", "il va s'ennuyer avec toi toute la journée"....

Nous allions très souvent au parc et il pouvait jouer avec plein de petits de son âge qui venaient avec leur nounou. C'est vrai qu'il y avait une grosse différence entre eux et Loulou, nous nous avions du temps. Nous n'étions pas pressés pour l'heure de la sieste ou pour aller à l'école chercher les plus grands. Nous avions une liberté que beaucoup jalousaient à mon avis.
Je ne crois pas qu'il s'ennuyait avec moi, car il participait à tout dans la journée (courses, cuisine, sorties avec les chiens, visites à la famille toute proche, soins des chevaux de papi etc....).

Je pense que les jaloux culpabilisent de ne pas avoir le courage de sortir du système établi. En nous reprochant nos choix, ils se confortent dans leur idée de bien faire pour l'éducation de leurs enfants (puisque tout le monde fait comme ça, c'est que c'est bien!).

Finalement, être pris pour des idiots par des incultes, c'est peut-être pas si mal....
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nassima



Nombre de messages : 391
Date d'inscription : 15/07/2009

MessageSujet: Re: Pouquoi ?   Mer 16 Juin - 13:11

c'est vrai que l'école à la maison nous donne la chance de pouvoir transmettre à à nos enfants presque tout ce que nous savons et qui n'est pas scolaire. cuisiner, ranger, nettoyer, s'organiser, entretenir la maison, la voiture, bricoler... jouer d'un instrument, peindre... certains autour de moi disent que c'est réducteur d'apprendre à mes enfants des tâches ménagères et pourtant c'est très utile aussi!

c'est très difficile de sortir des sentiers battus. je leur en veux pas. il fut un temps où je pensais la même chose, sauf que je m'abstenais de critiquer ce dont je n'ai aucune idée.
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MessageSujet: Re: Pouquoi ?   Aujourd'hui à 16:07

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