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 troubles divers et ecole à la maison

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ummuamina



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MessageSujet: troubles divers et ecole à la maison   Sam 21 Juil - 19:51

bonjour


Est il possible pour des enfants atteint de différents troubles (comme la dysphasie et le trouble de l'attention), de faire l'école à la maison ? Est ce qu'il y a des parents dans ce cas.

Je vous remercie.

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AnneJ



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 21 Juil - 22:51

Bien sûr Very Happy !
Pourquoi ne serait-ce pas possible Wink ? Y compris quand l'enfant est reconnu handicapé par la MDPH.
Et oui, il existe aussi des parents dans ce cas, même si j'ignore si tu en trouveras beaucoup sur le forum Wink.
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ummuamina



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Dim 22 Juil - 14:05

merci pour ta réponse.

Ils ne forcent pas les parents à scolariser les enfants dans ce cas là ? en clis ou autre établissement spécialisé? parce que je pensais que si. Et mon fils à ce besoin que je sois toujours dans son champs de vision, sinon c'est la crise d'angoisse assurée et tout ce qui va avec... Je vois bien et j'ai très bien vu que mon fils à besoin d'un apprentissage particulier, qu'il faut rester à coté de lui tout le temps pour qu'il puisse finir son activité et qu'il ne comprenait pas bien ce qu'on lui disait. Je l'ai mis 1 mois à l'école, autant au niveau des autres enfants cela se passait très bien, mais la maitresse m'a dit clairement qu'en ps on peut encore rester à coté de lui pour l'aider mais plus les classes vont monter de grade et moins ce sera possible. Donc en y réfléchissant, je pense que le mieux c'est de lui faire la classe moi même et ce même en primaire. J'imagine qu'il aura des rendez vous avec un orthophoniste pour l'aider à avancer. Je n'y connais pas grand choses à tout cela, c'est nouveau pour moi mais il faut que je trouve ou me renseigner et parler avec d'autres mamans qui font l'école à la maison pour ce genre de souci. Si l'une de vous sait ou m'orienter, ce serait très gentil.

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AnneJ



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Dim 22 Juil - 16:35

Bonjour !
Quelque soit l'état de santé de l'enfant, c'est uniquement aux parents que revient le choix du mode d'instruction.
Non, ils ne peuvent pas forcer des familles à envoyer leur enfant en CLIS ou dans un établissement spécialisé. Quand c'est proposé, on peut quand même refuser.

De plus, il n'y a pas assez de places en CLIS, ou en hôpital de jour (IME, à titre d'exemple) ou en structures spécialisées pour tous les enfants qu'ils aimeraient y envoyer, et cela coûte surtout très cher (hôpital de jour : 800€/jour, soit le montant maximal mensuel d'une allocation enfant handicapé je crois). Tout comme octroyer une AVS en cas de scolarisation dans un établissement ordinaire.
Dans notre cas, la MDPH est même bien contente que mon petit frère n'aille pas à l'école ; ça leur fait une AVS de moins à fournir, et on ne réclame pas de structure spécialisée. En un mot : niveau instruction, on ne leur coûte rien !
Pour un résultat et une progression qui étonnent les inspecteurs d'académie tous les ans Wink.

Mais l'enfant dont tu parles ne semble même pas avoir 6 ans, donc, non, on peut encore moins t'imposer quoique ce soit Wink !
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ummuamina



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Dim 22 Juil - 17:49

Oui, mon fils vient d'avoir 4 ans.

Donc si ça les arrange, cela m'arrangera aussi.

Par contre, est ce que les inspecteurs demandent à un enfant atteint de dysphasie, voir d'autres troubles , d'avoir le même niveau qu'un enfant sans troubles à partir du moment ou l'obligation d'instruction est atteinte ?

merci de votre aide.
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laetitiaA



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Dim 22 Juil - 22:37

les contrôles se font en fonction de l'état de santé de l'enfant ; reste à ce que l'inspecteur reconnaisse les troubles de l'enfant, aux parents quelquefois de le prouver ;
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AnneJ



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Dim 22 Juil - 22:55

D'où l'intérêt de réclamer aussi à ce que ce soit des personnes compétentes/ au fait du handicap qui procèdent au contrôle, lorsque l'on reçoit son "avis" de contrôle pédagogique Wink.
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setine



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 28 Juil - 18:41

Bonjour,

Mon fils est dyslexique et reconnu MDPH. Les inspecteurs ont tenu compte de son handicap.
Il est vrai que la reconnaissance handicapé a joué pour ça. Autrement, je suppose qu'il faut au moins un diagnostiqc d'un neuropsychologue par exemple ou d'un pédopsy pour la dysphasie.

Mais par ailleurs, à 4 ans vous n'avez pas de soucis à avoir. Les contrôles ne commenceront qu'à 6 ans.
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AnneJ



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 28 Juil - 19:51

Je souligne que dans notre cas également, la reconnaissance du handicap (auprès de la MDPH) a joué en notre faveur (dans le sens où les inspecteurs en ont tenu compte), comme pour Setine Smile.
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anah



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Dim 11 Nov - 13:40

Bonjour,
je vois un peu tard votre message.
Mais j'apporte qd même mon témoignage.Mon petit garçon de 11 ans n'est pas scolarisé depuis prés de 2 ans et notre installation en France .Il est reconnu invalide à 80% par la mdph car atteint d'une maladie rare .C'est notre choix car la mdph nous proposait l'orientation en éducation spéciale ce qui ne nous intéresse pas.
Nous avons eu le contrôle pédagogique l'année dernière et l'inspecteur n'a pu que constater qu'effectivement l'IEF était très adapté à mon petit garçon ...
Nous sommes très heureux de notre choix que nous avons bcp réfléchi et d'ailleurs je m'étais aussi renseigné il y a qqs années sur ce même forum.

http://monulysses.blogspot.fr/
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Remyecolemaison



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Jeu 21 Fév - 21:33

Bonjour, non seulement les enfants atteints de troubles peuvent faire l'école à la maison mais en plus, ils ont tout intérêt à quitter une école qui est à 90% de chances contre 100 responsable de ces troubles !
Explication en mots simples: les méthodes et programmes scolaires de l'école "classique" sont faits de telle manière que l'enfant a très peu de chance de réussir, s'épanouir, comprendre. De là, il va développer des troubles qui ne sont essentiellement qu'une incapacité (et non des "maladies"; elles ne deviendront pathologies que si le problème persiste, si rien n'est fait pour l'enfant). Un enfant ne peut pas savoir ce qu'on n'a pas su lui apprendre. Après quelques semaines d'école à la maison, miracle ! l'enfant n'a plus ni dyslexie, ni dyspraxie, ni dys-bidule. Ces mots ont été inventés pour dire "votre enfant a un problème", en réalité c'est l'école qui a un problème: elle ne sait plus enseigner, elle provoque des maux qui n'existaient que très rarement il y a 30 ans. La méthode globale en particulier (mais pas seulement) est un énorme vecteur bien prouvé de dyslexie.
L'école, les médecins scolaires ou d'autres diront peut-être "votre enfant a un problème", disons plutôt: l'enfant n'est JAMAIS un problème. Si problème il y a, voyons du côté des adultes.
Sur ce sujet, le blog apporte un éclairage salutaire.
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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Ven 22 Fév - 13:02

Bonjour,

Rémy, il y a dans votre discours un point qui me dérange.
C'est le fait qu'en vous polarisant outrageusement sur le psychologique et le social, vous niez implicitement le biologique.
Je sais que vous connaissez la plasticité neuronale. Il n'en demeure pas moins que celle-ci est limitée.
Nos enfants sont ce qu'ils sont, et comme ils sont. Il nous faut les accepter ainsi, sans rien nier d'eux-même, au risque de générer des difficultés ultérieurement pour eux.

Il nous appartient, bien sûr, de composer autant que possible à partir de ce qu'ils sont afin de les instruire aussi bien que possible. Et bien sûr, les instruire nous même est le meilleur moyen de bien prendre en compte ce qu'ils sont afin d'adapter notre pédagogie, ce que l'Education Nationale est bien en peine de faire, en raison de la taille des groupes que lui imposent ses moyens.

Mais dès que l'on accuse l'Education Nationale de générer des troubles chez nos enfants, on pratique la diffamation. Je ne vous crois pas capable de différencier les troubles que l'E.N. contribue seulement à mettre en évidence de ceux qu'elle contribue peut-être à générer.
Alors je vous invite à vous abstenir de telles déclarations.

Sachez-le, le consensus scientifique actuel sur les désordres psychopathologiques est orienté vers une composante multifactorielle de l'origine des troubles, avec le biologique, au niveau d'une éventuelle prédisposition, le psychologique, et l'environnement au sens large comprenant le social. Il va de soi que plus la difficulté observée s'appuiera sur le niveau organique, et plus il sera légitime de suspecter au moins une prédisposition de participer au problème. Je ne crois donc pas que vos propos reflètent l'état actuel de la connaissance, mais davantage vos croyances.

Mais si vos propos me dérangent, c'est davantage par les désillusions qu'ils sont susceptibles de générer, ainsi que pour la culpabilité inutile qu'un échec fera naître chez un parent qui se les serait appropriés. Pour certains psychanalystes qui avaient cru bon de professer l'origine principale du fait social dans la pathologie autistique, l'heure est à la curée en ce moment. Pour ne pas dire à la vengeance, en raison de l'avancée constante des connaissances au niveau biologique. je n'ai pour ma part guère pitié des gens qui espèrent tirer parti des illusions qu'ils distribuent.

Dans le vivant, tout n'est pas possible. L'organique nous limite et nous contraint.
Il me semble opportun de vous le signaler, en espérant que vous le prendrez davantage en compte dans vos discours.
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Remyecolemaison



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Ven 22 Fév - 18:36

Jean-Philippe, si votre idée est de m’expliquer que « l’organique nous limite », j’ai le plaisir de vous dire que j’ai été à l’école, moi aussi. Mais vous pouviez le dire de manière plus concise.
Je vais donc vous faire un discours, et récidiver tout en vous priant de garder pour vous le ton professoral, les mots "pitié", "curées", "désillusions", et autre "diffamation" (sur ce point je suis ravi que vous ayez eu l'impression que je diffamais l'EN, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois).
L’organique nous limite ? Oui. Et non.
Mais gardons notre calme et disons sagement qu'en ces matières, il faut savoir de quoi on parle.
C'est mon métier, ma passion.
Je ne veux pas croire que vous semblez dire que pour des raisons biologiques, certains enfants naîtraient idiots et d'autres intelligents.
Ce n’est pas ce que vous dites, n'est-ce pas ?
Donc, entendons-nous sur ce point qu’il y a des prédispositions (vous ne m'avez pas lu écrire le contraire).
Mais cette considération n'a en fait aucun intérêt. Le bagage de départ n'intéresse plus personne dans le monde neuroscientifique pour une raison simple: l’essentiel se fait après la naissance. Les questions raciales ou de type ethnique ou de patrimoine génétique ont passionné des générations de scientifiques, qui se sont copieusement trompé en affirmant la prééminence du patrimoine génétique, puis en le niant totalement.
Surtout, cher ami, elles sont SANS INTERET, caduques, en plus d’être douteuses.
Il y a une prédisposition. Mais c’est sans intérêt pour nous éducateurs qui pouvons tout, malgré tous les manques (de prédispositions). Car ce n'est pas l'enfant qui est le coupable ou l'heureux élu, ni même le responsable ou la source d'un échec, c'est l'adulte.
Chez l'enfant, la prédisposition va influer de manière extrêmement ténue sur ce qui va se passer dans son cerveau et dans sa vie. En réalité, elle est plus de l’ordre des croyances et ne va prendre de l’importance... que si trop peu d’autre chose n’est apporté.
999°/°° de ce que l'enfant saura faire, ingérera, dépendra de ce qu'on lui donnera… ou pas. Là est toute la question.
De là, un enfant qui naît sans la moindre prédisposition peut parfaitement réussir et a contrario, un enfant qui a toutes les prédispositions du monde peut devenir légume; et en ce cas il ne lui reste plus qu’à trouver un poste à l’EN ou devenir ministre s’il est complètement idiot. ;-)
Dans le vivant, et vous le verrez incessamment, contrairement à ce que vous dites, tout pratiquement est possible justement. Un enfant malingre peut devenir champion du monde du 100 mètres, un amputé du poumon peut devenir l'un des plus grands saxophonistes, une petite fille ne sachant pas la différence entre "le père de mon cousin" et "le cousin de mon père" peut devenir une très grande neuroscientifique. Ces trois exemples sont authentiques. Et ce n'est rien encore. Tout va en tous cas au-delà de ces convictions matérialistes que vous défendez et, entre nous, anciennes.
C'est le contraire qui a de quoi inquiéter: la plasticité naturelle peut amener l'homme à des folies: cochons sans yeux, poules sans bec sont en cours de fabrication. On prépare l'homme supérieur à base de préparations sélectives. La matière peut être subjuguée, c'est ce que la science en pointe (je ne vous parle pas du poussiéreux CNRS) est en train de montrer... avec des perspectives merveilleuses et d'autres effrayantes. Les limites sont repoussées hors des champs où vous les situez; si elles existent, elles ne sont pas atteintes.
Sur le plan de l'éducation, je pense qu'il n'est pas judicieux de répandre l'idée contraire comme vous le faites, d'abord elle est dépassée et ensuite elle désespère les parents.
Il est important de savoir qu'un enfant peut tout, pourvu qu'on lui donne les bons éléments. Diffamer l’EN en disant quelques vérités ? Si votre idée est de faire du terrorisme intellectuel, alors je vais vous dire : je diffame l’EN avec plaisir en espérant que ça fera marner joyeusement les pisseurs de vinaigre. Mais je suis sûr que ce n’est pas ce que vous vouliez dire donc ne vous sentez pas visé… L’EN est une usine à analphabètes, les enseignants réussissent néanmoins, pour certains d’entre eux, à éviter le naufrage et même parfois réussir, en perpétuant de bonnes méthodes. L’EN ne nous intéresse pas en fait. Dieu ait son âme.
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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 23 Fév - 10:41

Bonjour,

Oui mais convictions matérialistes sont anciennes.
Mais qu'elles soient dépassées, il vous faudra me le prouver.

Autisme et autres troubles envahissants du développement État des connaissances hors mécanismes physiopathologiques, psychopathologiques et recherche fondamentale Argumentaire Janvier 2010
Ou la synthèse :
Synthèse élaborée par consensus formalisé Janvier 2010
Citation :
3.4 Conclusion
Les données épidémiologiques mettent en évidence une multiplicité des facteurs de risque et
des pathologies ou troubles associés aux TED.
Ces études donnent des arguments en faveur de la nature multiple des facteurs étiologiques
des TED avec une implication forte des facteurs génétiques dans leur genèse.
Les facteurs psychologiques parentaux, en particulier maternels, et les modalités
d’interactions précoces n’expliquent en aucune façon la survenue de TED.
Il existe un consensus de plus en plus large sur la nature neurodéveloppementale des TED.
Parce que voilà : Certes, mes maîtres spirituels ne sont pas jeunes, (Lorenz, Tinbergen, Pavlov ....), mais je suis depuis plus de vingt ans ce qui se publie en diagnostic et traitement des pathologies impliquant des troubles de la cognition, et l'évolution perçue, comme le montre le document ci-dessus relatif aux TED, vient confirmer leurs analyses, et d'une manière générale, puisque dépendant en grande partie des avancées de la connaissance en biologie.
A ce stade, au niveau des traitements, j'ai vu mettre en oeuvre la remédiation, la stimulation, la compensation, la pharmacopée psychiatrique ... mais sans que je puisse établir un lien avec vos propos.
Remyecolemaison a écrit:
Le bagage de départ n'intéresse plus personne dans le monde neuroscientifique pour une raison simple: l’essentiel se fait après la naissance. Les questions raciales ou de type ethnique ou de patrimoine génétique ont passionné des générations de scientifiques, qui se sont copieusement trompé en affirmant la prééminence du patrimoine génétique, puis en le niant totalement.
Surtout, cher ami, elles sont SANS INTERET, caduques, en plus d’être douteuses.
Il y a une prédisposition. Mais c’est sans intérêt pour nous éducateurs qui pouvons tout, malgré tous les manques (de prédispositions). Car ce n'est pas l'enfant qui est le coupable ou l'heureux élu, ni même le responsable ou la source d'un échec, c'est l'adulte.
Chez l'enfant, la prédisposition va influer de manière extrêmement ténue sur ce qui va se passer dans son cerveau et dans sa vie. En réalité, elle est plus de l’ordre des croyances et ne va prendre de l’importance... que si trop peu d’autre chose n’est apporté.
999°/°° de ce que l'enfant saura faire, ingérera, dépendra de ce qu'on lui donnera… ou pas. Là est toute la question.
Alors à ce stade : de deux choses l'une : Soit vous m'expliquez le corpus théorique et les publications sur lesquels reposent vos propos, et je veux bien en discuter, soit j'en tirerai les conclusions sur ce que vous êtes, et je vous dirai ce que je pense des gens comme vous.
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Remyecolemaison



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 23 Fév - 12:47

Nous parlons éducation. Vous parlez autisme. Attention, danger !

J’y reviens dans un instant.

Mais un mot cher monsieur : je ne vois pas comment vous pourriez dire "ce que vous pensez sur des gens comme" moi puisque vous ne me connaissez pas. Ensuite, ce serait un jugement sur autrui, ce qui est le contraire d'une attitude bienveillante: vous devez en principe vous contenter de juger des propos. Enfin, vous fonctionnez au rapport de force. Je vous encourage à la tempérance.

Point par point. Si vous vous relisez, vous verrez qu'en rien les deux propositions sont contradictoires. J'étudie moi aussi Lorenz, Pavlov (moins parce que c'est résiduel aujourd'hui) ou Nikolaas Tinbergen qui est surtout sur les traces de Konrad Lorenz, le précurseur.
Que dit Lorenz ? Etablissant notamment dans le monde animal la part du transmis (instinctif) et de l'acquis, il décrit le comportement de l’animal qui lui semble le plus ressembler à celui de l’homme. Il ne fait jamais le rapprochement contrairement à ce dont l’accusent ses contradicteurs, mais il ne peut nier que s’il s’intéresse à ces comportements, c’est PRECISEMENT parce qu’ils sont proches des nôtres. Donc, une part considérable du comportement de l'homme existe chez l'animal, ce qui laisse à penser que la plupart des comportements de l'homme "ontologique" est - non pas animal - mais prédéterminée.
J'en suis tout à fait d'accord et je raconte souvent les travaux de Lorenz sur les ciclides ou les oies.
Mais nous sommes humains et non animaux.
Là où ces propositions n'ont plus grand intérêt, c'est au stade où j'en suis dans le propos que je vous tiens. En quoi l'animal se distinguerait-il de l'homme ? En ce que je vous apporte: chez l'homme, dès lors qu'il lui est donné de mettre en oeuvre son cerveau, le patrimoine prédéterminant va baisser en importance, dans les domaines qui nous intéressent à savoir l'éducation et donc les orientations de vie, les ressources intellectuelles et spirituelles etc.
Revenons maintenant à l’autisme, encore mystérieux. Il est essentiellement dû à un patrimoine génétique puisque l’on a constaté que 80% environ des jumeaux autistes avaient un jumeau également autiste.
Dès lors, ce patrimoine sera prédominant.
Cela ne veut pas dire qu’il est définitivement dominant, puisqu’il est pré-. Un travail adapté, tel que la méthode Fast Forword de Merzenich, que vous découvrirez en lisant « Les étonnants pouvoir du cerveau », montrent que même les autistes peuvent pratiquement guérir. J’ai moi-même fait quelques articles à ce sujet. Vous avez récemment le cas de Josep Schovanec qui a illustré brillamment ce que je dis depuis des années.
Autrement dit :
Il y a un patrimoine qui demeure prédominant jusqu’au moment où il est apporté au cerveau une activité qui va occuper la quasi-totalité cérébrale. Plus l’apport sera important (notre apport d’éducateurs), plus la part de l’activité du cerveau primaire (on l’appelle « reptilien » à tort), sera réduite. En revanche, cette part est évidemment proportionnellement plus importante au fur et à mesure de la baisse de la sollicitation cérébrale par l’éducateur.
En d’autres termes : si vous battez l’enfant à longueur de journée, lui répétez les vertus du collectivisme, l’enseignez avec la méthode globale, lui faites regarder la télé, ou écouter France-Info, alors oui, le patrimoine héréditaire va prendre la plus grande part – non pas en grossissant – mais du simple fait que la part de l’activité cérébrale cognitive va baisser en proportion.
En termes encore plus simples : plus vous donnez à un enfant de signes de bêtise, de violence, de bassesse, moins son cerveau travaillera et plus sa part primaire prendra le dessus.
C’est par nature ce que font les télévisions, les journaux, les idéologies, la politique, les masses, le football, les magazines féminins, M. Mélenchon, le tiercé, la Française des Jeux, le politiquement correct, Sud-rail, Roseline Bachelot, les journalistes de la grosse presse. C’est un pari, on veut du consommateur docile votant comme il faut ; pour ce faire, il faut abrutir. On ajoutera qu'un environnement pollué, une nutrition faible, les ondes etc. vont avoir aussi une part dans la diminution de l'activité cérébrale.

Car mes travaux m’ont amené à conclure également que plus vous détachez le travail cérébral des réalités vivantes, par exemple la spéculation intellectuelle hors de tout vrai, plus vous obtenez les mêmes résultats. Mais c’est un autre sujet.

En revanche, si comme je le fais et vous encourage à le faire, vous favorisez un travail cérébral qui favorise le développement de l’enfant (reste à dire ce qu’il est, ce travail ; c’est celui que nous faisons sur notre blog), la part héréditaire sera en quelques mois devenue tout à fait résiduelle.
Et, en fait, comme je le répète, sans intérêt, puisque tout le développement de l’être va se faire avec l’activité cérébrale générale du cerveau et non celle du noyau primaire. Cela dit je vous concède qu’on peut s’aventurer à miser sur le cerveau… primitif dans un pays qui a pour mode depuis quelques décennies l’abrutissement institutionnel.
Bref, j’espère que vous aurez saisi que ces deux propos sont complémentaires.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Lun 25 Fév - 14:32

Bonjour,
Remyecolemaison a écrit:
Nous parlons éducation. Vous parlez autisme. Attention, danger !
Non, je ne parle pas autisme. Depuis le début, je tente de vous faire prendre conscience que de nombreux instructeurs, dont je suis, doivent composer avec des difficultés liées à ce que sont leurs enfants, en particulier sur le plan biologique. Et que nos stratégies et objectifs pédagogiques doivent intégrer cette réalité, ce que vous vous obstinez à nier.
J'ai cité l'autisme, car j'ai estimé que le renversement diagnostic à l'oeuvre en France en ce moment illustrerait bien mon propos. Mais j'aurais pu citer la dépression, dont un gène prédisposant à certaines formes a été trouvé en 2005, avec test de thérapie génique réussis sur souris en 2010. Où autre chose ...

Remyecolemaison a écrit:
Mais un mot cher monsieur : je ne vois pas comment vous pourriez dire "ce que vous pensez sur des gens comme" moi puisque vous ne me connaissez pas. Ensuite, ce serait un jugement sur autrui, ce qui est le contraire d'une attitude bienveillante: vous devez en principe vous contenter de juger des propos. Enfin, vous fonctionnez au rapport de force. Je vous encourage à la tempérance.
Je crois que je vais vous décevoir. Certes je ne vous connais pas. Mais il se trouve qu'interpréter des conduites et des propos, dans le but d'en tirer des motivations et des modes de fonctionnement, ça a longtemps été mon métier, et même si je suis le premier à dire que procéder de la sorte sans visuel est une hérésie, je n'hésiterai pas à faire une exception pour vous, car d'une part le tableau que vous m'offrez est caricatural, et d'autre part je pense faire oeuvre d'utilité publique en alertant sur la menace que vous constituez dans l'hypothèse où mon analyse serait en partie ou en tout fondée.
Quand au rapport de force ? Mais je commence tout juste à m'impliquer dans cette discussion, je me suis pour l'heure cantonné à vous faire part d'un consensus des chercheurs qui contredit vos propos !

Remyecolemaison a écrit:
Mais nous sommes humains et non animaux.
Là où ces propositions n'ont plus grand intérêt, c'est au stade où j'en suis dans le propos que je vous tiens. En quoi l'animal se distinguerait-il de l'homme ? En ce que je vous apporte: chez l'homme, dès lors qu'il lui est donné de mettre en oeuvre son cerveau, le patrimoine prédéterminant va baisser en importance,
Sur ce point, je crois que vous vous fourvoyez complètement. Là, c'est moi qui le crois. Le consensus est certainement de votre coté. Mais ce n'est pas ce pourquoi je suis intervenu.

Je suis intervenu car je vous voyais tenir des monstruosités, du genre :
Citation :
ils ont tout intérêt à quitter une école qui est à 90% de chances contre 100 responsable de ces troubles !
Celle-là, je l'adore : ce n'est certainement pas en tant que personne morale que l'école génère des maladies génétiques chez nos chères têtes blondes !

Bon, bilan sur ce fil : Je vous ai reproché de dénigrer l'Education Nationale et de tenir un discours éloigné de la réalité susceptible de générer de profondes désillusions à terme.
Concernant vos propos relatifs à l'Education Nationale, je vous ai fait part de mes doutes en votre capacité à les préciser et les étayer, et de fait, vous en tirez fierté, mais ne précisez rien et étayez encore moins.
Concernant votre discours que je crois éloigné de la réalité, et que je sais en décalage avec le consensus des pratiquants professionnels de ces questions, et que je soupçonnais de ne résulter d'aucun corpus théorique connu et donc de ne refléter que vos propres convictions : Vous avez d'abord cru bon de me répondre que j'étais dépassé, ce qui m'a contraint à bétonner un peu, puis vous m'avez confirmé que vos affirmations n'étaient que le résultat de votre propre réflexion.

Voici comment je perçois vos interventions : Vous faites preuve de beaucoup de convictions, et éprouvez le besoin de les exprimer jusqu'à oublier la prudence qui s'impose en la circonstance. Et lorsqu'on vous invite à cette prudence, vous surenchérissez dans vos convictions, en niant les éventuels décalages à la réalité. En exprimant vos convictions, vous n'hésitez pas à mettre en cause autrui, et me semble-t-il en particulier les symboles sociaux : Education nationale, ministres ... Ce comportement est caractéristique de celui des frustrés. C'est à dire des personnes qui se perçoivent sous-estimées par leur environnement, qui ont une opinion d'eux-mêmes très valorisée, et qui souffrent que cette opinion soit insuffisamment partagée par leur environnement. Elles dénigrent leur environnement pour rationaliser l'écart entre leur propre évaluation d'elles-mêmes et celle de leur environnement.
Et elles n'ont pas conscience des risques qu'elles prennent à y procéder puisqu'elles sont portées à sous-estimer l'environnement.

Je fais, à tort ou à raison, un lien entre votre intervention initiale et votre situation actuelle. Vous tentez en ce moment de valoriser l'expérience que vous retirez de votre participation active à l'instruction de vos cinq enfants.
Cette démarche est légitime et ne me choque nullement. Cependant, le discours qui accompagne votre initiative m'a amené à la suivre avec attention.
Car ceux qui promettent des miracles aux personnes en difficulté ne sont pas toujours bien intentionnés.
J'ai surtout observé une procédure marketing bien affutée. J'aurais préférer y trouver de la technique pédagogique, car les progrès dans le domaine de la cognition nous ouvrent de grands espaces, à nous qui travaillons à domicile.
Mais bon, pour ce prix là, des conseils en organisation, même critiquables, c'est déjà ça.
Hélas ça ne fait pas de miracles contre la biologie, alors que pour nous tout l'art consiste à bien la prendre en compte.

Je vais vous inviter une dernière fois à modifier vos discours.
Vous pouvez tout-à-fait, selon moi, dire que vous avez l'intention de faire des miracles. Ca ne regarde que vous et ceux qui voudront vous croire.
Mais cessez de dire qu'"on" fait des miracles aujourd'hui. Pas moi. Ni les professionnels que j'ai connus et appréciés. Et ce n'est pas ce que traduisent les publications actuelles, qui progressent surtout en matière de diagnostic.
Nous (je parle pour les accompagnateurs professionnels dont j'ai été), on fait pour le mieux avec. Et parfois on fait peu. Libre à vous de croire que vous ferez des miracles. Moi je n'en crois rien.
Insérez donc un peu de prudence dans vos discours, ça vous évitera peut-être d'être repris. Et moi ça me rassurera sur les désillusions à venir.

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Remyecolemaison



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Lun 25 Fév - 22:00

Cher monsieur, je n'ai pas tout lu mais en dix lignes je vois le problème. Après tout c'est mon métier.
Vous avez besoin de voir le mal parce que vous êtes dans cette logique, d'où cette frustration, ce discours interminable. Cette solitude et cette rancoeur. Vous êtes constamment dans le jugement.
Brisons-la. Vous exigez qu'on sache les seules choses que vous savez, mais vous refusez de savoir qu'il existe quelque chose que vous ne sauriez pas. Ce n'est qu'un problème d'orgueil. Je vous ai invité à sortir pour vous intéresser aux derniers travaux, au contraire vous édictez des arrêts exactement comme si vous aviez le fin mot scientifique.
Et dans 10 ans vous vous frapperez le front en disant: "On me l'avait dit!"
Vous lisez mal et ce que vous voulez. J'ai 7 enfants.
Bref, je ne puis résoudre vos problèmes. L'égo est un frein, de même que la jalousie, le faux savoir et plus encore une vision négative du monde qui alimente ce savoir réduit. Vous faites une projection permanente de vos manques et de vos frustrations sur le monde: "il est forcément plombé, le mal que je vois a une explication constante". C'est regarder la science avec des certitudes et vous devriez commencer par reprendre à votre actif cette exorde de Korczack: il faut commencer par abandonner toute opinion.
Ce que je retiens à votre actif, c'est que vous croyez en la prédominance du patrimoine génétique, je crois qu'il n'est pas dominant, qu'il ne peut l'être que chez des gens en extrême souffrance, sous domination, sans capacité à développer leur vie cérébrale, et que ce patrimoine s'allège dès lors que l'on fait travailler son cerveau, que l'on vit vraiment en un mot. En fait vous le voyez prédominer parce que vous tirez parti de votre cas.
Que voulez-vous que je vous dise ? Ce sont les résultats des études les plus sûres et aussi les plus avancées. Le cerveau prend le relais du patrimoine génétique.
Vous apprendrez un jour, en outre, qu'il arrive ce à quoi on croit, et donc tous vos problèmes ont une origine essentielle: votre négativité.
Cessons donc là. Vous vivez en vase clos, français, renfermé. Je vous invite d'une part à vous ouvrir au monde et d'autre part à clore la conversation.
Allez-y, lâchez-vous donc pour avoir le dernier mot et "sauver la face", clamez que vous avez raison. La caravane passe quand même... J'ai du travail, vous avez apparemment beaucoup de temps. Chacun fait fructifier son temps comme il l'entend.
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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Lun 25 Fév - 22:35

Bonjour,
Remyecolemaison a écrit:

Que voulez-vous que je vous dise ? Ce sont les résultats des études les plus sûres et aussi les plus avancées.
Eh bien indiquez moi où les trouver ! Pour la seconde fois ...

Remyecolemaison a écrit:
Le cerveau prend le relais du patrimoine génétique.
C'est très beau, on aimerait bien, ça ne semble pas si simple.
Il semble que vous ayez une petite lacune, du coté des conséquences de la dernière actualisation de la théorie de l'évolution, actualisation qui date quand même d'une quarantaine d'années.

Remyecolemaison a écrit:
Chacun fait fructifier son temps comme il l'entend.
La manière dont vous faites fructifier le votre me semble quelque peu contestable, si les lacunes que j'imagine chez vous dans le domaine pédagogique sont réelles.
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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 2 Mar - 12:38

Bonjour,

Mon interlocuteur a cessé de me répondre.
Je ne peux pas lui donner tort, chacune de ses réponses aggravait son cas, et lorsque la fuite est la moins mauvaise solution, il est sage d'y procéder.

Ce monsieur est un fabulateur. Par exemple, observez ce passage :
Citation :
J'étudie moi aussi Lorenz, Pavlov (moins parce que c'est résiduel aujourd'hui) ou Nikolaas Tinbergen qui est surtout sur les traces de Konrad Lorenz, le précurseur.
Que dit Lorenz ? Etablissant notamment dans le monde animal la part du transmis (instinctif) et de l'acquis, il décrit le comportement de l’animal qui lui semble le plus ressembler à celui de l’homme. Il ne fait jamais le rapprochement contrairement à ce dont l’accusent ses contradicteurs, mais il ne peut nier que s’il s’intéresse à ces comportements, c’est PRECISEMENT parce qu’ils sont proches des nôtres. Donc, une part considérable du comportement de l'homme existe chez l'animal, ce qui laisse à penser que la plupart des comportements de l'homme "ontologique" est - non pas animal - mais prédéterminée.
J'en suis tout à fait d'accord et je raconte souvent les travaux de Lorenz sur les ciclides ou les oies.
Mais nous sommes humains et non animaux.
Voilà une réponse qui laisse penser que mon interlocuteur connait bien la biologie, ici sa branche de l'éthologie, et qu'il est donc en mesure de réfuter mes arguments.
C'est toujours le détail qui tue :
Citation :
Il ne fait jamais le rapprochement contrairement à ce dont l’accusent ses contradicteurs
Tout son travail de recherche ne vise qu'à ça. C'est dans ce livre Trois essais sur le comportement animal et humain , dont le titre est clair, que Lorenz traite des conditions de transposabilité des acquis entre les espèces, et développe ce qu'il pense pouvoir retirer de ses recherches qui soit applicable à l'Homme.

Je crois que les connaissances de ce monsieur en biologie sont au mieux superficielles, contrairement à ce qu'il veut faire croire par ses réponses.

Je crois cependant que s'il ne me répond plus, c'est parce que mes propos se rapprochent de sa pratique actuelle, et que cela l'inquiète. Et c'était bien là que je voulais en venir.

Je crains que ses connaissances ne soient superficielles en tout, et je m'interroge sur la pertinence de sa pratique.

Outre le flou sur les connaissances de l'intervenant, je constate que l'aspect contractualisation est ambigu (coaching/abonnements), et les tarifs me font m'interroger sur le fiscal et déclaratif.
Je verrai en fonction de l'évolution de la situation si j'alerte la DGCCRF.

Ce qui me dérange personnellement dans sa pratique, c'est qu'en niant l'origine biologique de certains troubles des apprentissages, il participe à retarder le diagnostic qui seul implique une prise en compte dans la stratégie pédagogique. C'est regrettable car la connaissance ayant bien progressé dans ce domaine précis, on arrive aujourd'hui souvent à limiter les conséquences de ces troubles. Mais ce n'est pas en les ignorant qu'on y procède !

Je déconseille donc fortement les prestations proposées par ce monsieur.
Je crois qu'il ne dispose pas des connaissances nécessaires à une bonne qualité de prestation, au point où ses interventions pourraient nuire à vos enfants.
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Zaou



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 2 Mar - 14:00

Ahah ! Je mets mon grain de sel tant pis pour vous Smile

Reprenons à la base : Quelles peuvent être les origines des difficultés d'apprentissages (de non diagnostiquées jusqu'à autisme, traitons large) ?
1) génétique.
2) environnemental (pollution).
3) éducative (carence).
4) psychologique (blocage).

L'influence de l'EN est claire sur les blocages psychologiques les cas sont nombreux et les témoignages parlants... jusque là j'ai l'espoir qu'on soit tous d'accord ^^

La grande question qui vous préoccupe est celle de l'importance de ces quatre champs.
Première réflexion :
Qu'est ce qu'on s'en fout? On part avec un potentiel, le but est de l'exprimer le mieux possible. Même si ce potentiel est bas les blocages psychologiques générés par l'EN entraveront l'épanouissement de l'enfant. Même si ce potentiel est bas cela n'empêche pas de critiquer l'EN quant au problème de ces blocages psychologiques.

Seconde réflexion :
Il y a effectivement de nombreux témoignages remarquables à propos de la plasticité neuronale. L'importance de la génétique semble de plus en plus mineure devant l'épigénétique, l'expression des gènes. Et les limites apparaissent tellement larges que peu pertinente dans le cas qui nous occupe.

Troisième réflexion :
A propos de l'autisme vous n'avez pas évoqué la piste environnemental (à mon idée pertinente) provenant d'une intoxication aux métaux (mercure, aluminium, fluor... ) intra-utérine ou dans la petite enfance. Les jumeaux subissant généralement une même exposition à ces facteurs.
Ce facteur environnemental me parait extrêmement important également dans tout les troubles de concentration (hyperactivité, TDA, etc) avec l'influence (outre des métaux) des additifs alimentaires, pesticides, opioïdes (gluten et caséine)...
Ceci ne peut être, de mon point de vue, reprocher à l'EN (contrairement à des "maladies" psychologique comme la dyslexie).

J'attend avec impatiente vos réponses Smile
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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 2 Mar - 14:52

Bonjour Zaou

moi je suis entièrement d'accord jusque là :
Zaou a écrit:
La grande question qui vous préoccupe est celle de l'importance de ces quatre champs.
Première réflexion :
Qu'est ce qu'on s'en fout? On part avec un potentiel, le but est de l'exprimer le mieux possible. Même si ce potentiel est bas les blocages psychologiques générés par l'EN entraveront l'épanouissement de l'enfant. Même si ce potentiel est bas cela n'empêche pas de critiquer l'EN quant au problème de ces blocages psychologiques.
Pour moi, si on veut bien exprimer ce potentiel, il convient d'apporter une réponse appropriée selon la nature du trouble constaté : génétique si génétique (enfin pour l'instant stratégies cognitives diverses le plus souvent, la thérapie génique relevant encore plutôt de la recherche), environnementale si environnementale, éducative si éducative, et psychologique si psychologique. Ce qui implique un diagnostic, et non le rejet à priori de celui-ci.

Zaou a écrit:
Seconde réflexion :
Il y a effectivement de nombreux témoignages remarquables à propos de la plasticité neuronale. L'importance de la génétique semble de plus en plus mineure devant l'épigénétique, l'expression des gènes. Et les limites apparaissent tellement larges que peu pertinente dans le cas qui nous occupe.
Pour l'instant, le débat génétique/épigénétique relève de la recherche fondamentale. La plasticité neuronale est utilisée depuis longtemps en rééducation (médicale), l'accent est plus souvent mis sur ses réussites que ses limites. En fait, l'instruction et l'éducation s'appuient au quotidien sur la plasticité neuronale et plus largement cognitive. Mais face à un problème génétique sévère, les limites nous freinent aujourd'hui souvent.

Zaou a écrit:
Troisième réflexion :
A propos de l'autisme vous n'avez pas évoqué la piste environnemental (à mon idée pertinente) provenant d'une intoxication aux métaux (mercure, aluminium, fluor... ) intra-utérine ou dans la petite enfance. Les jumeaux subissant généralement une même exposition à ces facteurs.
Ce facteur environnemental me parait extrêmement important également dans tout les troubles de concentration (hyperactivité, TDA, etc) avec l'influence (outre des métaux) des additifs alimentaires, pesticides, opioïdes (gluten et caséine)...
Ceci ne peut être, de mon point de vue, reprocher à l'EN (contrairement à des "maladies" psychologique comme la dyslexie).
La piste environnementale participe probablement, le consensus actuel s'oriente vers une pluralité de facteurs à l'origine d'une pathologie. Mais sur un plan fonctionnel, on en est réduit à tenter de déterminer le facteur le plus décisif pour tenter d'y répondre en premier.
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Zaou



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 2 Mar - 15:03

Citation :
Mais sur un plan fonctionnel, on en est réduit à tenter de déterminer le facteur le plus décisif pour tenter d'y répondre en premier.
Alors imaginons un enfant TDA (ou hyperactif, ou autiste ou autre), que le problème vienne principalement de la génétique (ce que tu sembles penser) ou de l'environnement (mon positionnement) nous ne pouvons pas le résoudre facilement. Pas du tout dans la piste génétique, thérapie au long cours pour l'environnemental.

Par contre quand l'EN, de part sa pédagogie, va créer des blocages psychologiques d'autant plus rapidement et profondément que cet enfant aurait besoin d'un suivi adapté alors là il faut bien s'insurger. L'EN crée un problème supplémentaire dont les effets négatifs sont potentialisés par le problème original. Ce second problème est à considéré aussi bien que le premier !


Dernière édition par Zaou le Lun 4 Mar - 23:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Sam 2 Mar - 15:27

Bonjour,

Bien sûr, mon propos n'a pas pour objectif de dédouaner l'E.N. (Lire mon récent courrier proposé en réponse à Zivabbi).
Ce que je dénonce, ce sont des propos qui accusent l'E.N. d'être à 90% à l'origine des difficultés des enfants. Et qui, du même coup, estiment un diagnostic inutile. Et proposent en conséquence une même pratique pédagogique à tous, dans la droite ligne de l'E.N.

la réalité est certainement beaucoup plus complexe. Le fonctionnement figé de l'E.N. met en difficulté tous les enfants en incapacité à s'adapter, que l'origine de ces difficultés d'adaptations relèvent du biologique, de l'environnement, du social ou autre.
En générant ce qu'en un autre domaine on appellerait un sur accident.
Pour moi cette réalité implique de tenter de faire la part des choses entre les difficultés réelles qui relèvent de l'enfant, (niées par celui qui a justifié mon intervention par ses propos) et les difficultés qui résultent de la mauvaise réponse à ces difficultés de l'E.N.
Chacun de ces niveaux devant recevoir idéalement une réponse différenciée, et ne pas être amalgamés.
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mari



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Lun 4 Mar - 21:52

Jean-Philippe a écrit:
Bonjour,

Bien sûr, mon propos n'a pas pour objectif de dédouaner l'E.N. (Lire mon récent courrier proposé en réponse à Zivabbi).
Ce que je dénonce, ce sont des propos qui accusent l'E.N. d'être à 90% à l'origine des difficultés des enfants. Et qui, du même coup, estiment un diagnostic inutile. Et proposent en conséquence une même pratique pédagogique à tous, dans la droite ligne de l'E.N.

Je ne veux pas rentrer dans un discours argumenté because la génétique, je n'y connaît pas grand chose à pas mon petit bout de DYS.

MAIS pour voir l'EN de l'intérieur depuis un petit moment maintenant, je pense que 10% de troubles avérés et 90% de troubles créés par l'EN ne me semblent pas une exagération. Je suis OK que l'autisme, la trisomie et autres troubles médicalement diagnostiqués peuvent monter à 10% d'enfants scolarisés. Mais les troubles créés par l'EN tels que la phobie scolaire, les FOURNEES de fausses dyslexies de la méthode semi-globale largement utilisée en maternelle voir plus tard, les TDA liés au stress et j'en passe me paraissent largement valoir leurs 90%.

Mon fils est TDA et multi-dys. Depuis qu'il ne va plus à l'école et que nous utilisons une méthode sans mystère mais adaptée à son être, ce problème est devenu mineur dans nos vies. Il est super intelligent, apprend très vite, gère les maths comme un chef et son immaturité neuronale commence à se résorber naturellement avec l'âge. S'il était scolarisé, ce serait un élève "à handicap", avec AVS, ego en miettes, forcé d'écrire encore et encore pour "être comme les autres" alors qu'il a juste besoin de temps, toujours TDA mais tellement écrasé qu'il développerait sûrement un comportement agressif et perturbateur (il avait déjà commencé d'ailleurs!) Ou comment un petit dérèglement peut devenir un handicap majeur totalement invalidant au regard des professionnels de l'EN. Et ils sont nombreux comme ça chaque année dans les classes!

Le biologique est largement gérable hein, c'est l'EN qui le rend gravissime! Un poisson n'est pas plus bête qu'une grenouille, mais si l'examen porte sur le saut, y'en a un qui va vite être classé handicapé!

Si quelqu'un a des liens sérieux vers les causes environnementales, je suis preneuse!
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Zaou



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MessageSujet: Re: troubles divers et ecole à la maison   Lun 4 Mar - 23:48

Ce qu'on veut dire Jean-Philippe c'est que si le problème originel (ici TDA) ne vient pas de l'EN la situation problématique vient d'elle puisque dans un autre contexte ce trouble n'empêche pas l'élève de s'instruire.

Je t'enverrai un MP essayant de résumé les influences environnementales mari.
Edit : Je vais ouvrir un autre sujet en fait parce que les mps sont désactivés on dirait.
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