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 Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?

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Lolarose



Nombre de messages : 56
Date d'inscription : 22/06/2012

MessageSujet: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Jeu 4 Oct - 16:23

Bonjour,

Je ne sais pas du tout si cette rubrique est la plus adéquate pour ce sujet que je souhaite lancer. Il serait plus juste de dire: un questionnement et un appel à vos expériences!

En IEF, je constate qu'il y a d'un côté une pédagogie "souple" (on se cale sur les désirs et les attentes de l'enfant, on y va molo, on lui fait confiance, on n'impose rien etc...) et une autre plus "rigide". Attention toutefois, ce terme, dans ma bouche, n'est pas péjoratif, j'entends par là: un rythme imposé, un certain nombre de contraintes, voire un programme.

En ce qui nous concerne, mon fils (4 ans) et moi, nous sommes un peu dans une forme d'entre-deux. Comme il a horreur des contraintes et de toute forme d'autorité, au fond... je ruse. Je le mène tranquillement à ce que j'attends de lui (activité, durée etc...). Quand bien même je pense qu'il ne faille pas mettre la pression sur un enfant, encore moins un enfant de 4 ans, et axer autour du jeu, de l'amusement, tout en conjugant ceci avec de la méthode et, justement, de la "rigueur" (camouflée)... il me tient à coeur de l'astreindre un minimum à un certain nombre (limité) de contraintes. Ma ruse consiste également à repérer les moments où il est le plus réceptif aux apprentissages ou, à l'inverse, les moments durant lesquels il a le plus envie (et besoin) de se relâcher (dans ces moments-là, place aux activités-détente).

Et vous? Où vous situez-vous?

J'adorerais un topic consacré spécifiquement aux partages d'expériences sur le plan purement pédagogique, je pense que cela pourrait être très intéressant.

Merci d'avance, bonne journée!

Lolarose
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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Jeu 4 Oct - 23:23

Bonjour,

Je suis presque militaire. Pas sur la forme, mais sur le fond, pas loin.

Quelques explications : En premier lieu, je perçois l'instruction comme partie intégrante de l'éducation. Ensuite, une éducation est à rapprocher d'un profil d'enfant.
Dans mon cas, l'enfant, sur le plan caractère, il est hors normes. C'est pas une expression, dans le cadre de mes acquis en psychologie et biologie, mon enfant ne devrait pas exister.
Ses parents n'en ayant fait qu'à leur tête toute leur vie, on aurait été surpris de donner naissance à une personnalité réservée et effacée. Mais on s'attendait pas forcément à ça.
Après, elle est très dynamique, à un point qui ne facilite pas la focalisation de l'attention, et ça ne facilite pas l'encadrement pédagogique, qui doit en tenir compte.
Enfin, comme chez la plupart des personnes dont le caractère est affirmé, l'autorité est perçue comme une atteinte à son intégrité, et donc systématiquement combattue.

Un tel profil nécessite une éducation adaptée ; Dans un premier temps, il a fallu la dissuader de s'arc-bouter dans des stratégies de conflit frontal sans issue. Ensuite, lui faire intégrer la négociation comme norme. A partir de là, l'autorité passant en second plan, et l'espace de liberté de la négociation apparaissant au premier plan, il est devenu possible d'éviter la plupart des blocages liés à une perception intrusive de l'autorité.

En gros, c'est achevé depuis la troisième année, c'est à dire dans les temps, mais la nature aimant revenir au galop, il nous faut en temps qu'éducateurs veiller à relâcher le moins possible, sous peine de payer le prix fort le rattrapage du relâchement.
Sur le plan éducatif, notre travail majeur consistera à lui permettre de se cadrer elle-même ; ce n'est aisé pour personne, ce sera plus difficile pour elle.

L'instruction intervient dans ce cadre, et compte tenu de celui-ci, je ne prends pas de gants : quand c'est nettement plus rapide sous une forme moins drôle, genre l'apprentissage des tables, je choisis la forme moins drôle, car je n'aime pas faire en longtemps ce qui peut être fait vite. Comme je n'explique pas, pour l'heure, mes choix pédagogiques, ça passe très bien, au moins tant que la motivation est suffisante (elle est entretenue artificiellement par moult carottes, mais c'est évidemment une sinusoïdale avec des points bas, auxquels il convient de rappeler que l'accès aux carottes dépend de l'investissement dans l'école).

L'école, c'est six jours sur sept, (le mercredi c'est centre de loisirs toute la journée), le matin. Pour l'instant (5 ans 1/2) c'est bouclé en 1h30 à 2h00 quand ça se passe bien, brève pause incluse.
J'ai un programme à l'année, mais je suis assez peu attaché à la réalisation de ce programme, j'avance au jour le jour en fonction de sa forme, si petite forme, on révise, quand la forme est bonne, on avance. On travaille chaque point jusqu'à une bonne maîtrise, puis on passe à la suite.

A titre d'exemple, en ce moment, la séance pédagogique type comprend la lecture d'un conte, environ 3 pages dactylographiées, qu'elle lit en environ 15 minutes à haute voix, l'objectif étant d'augmenter la vitesse de lecture, et surtout développer le vocabulaire. (objectif formel cette année, prise en compte de la ponctuation). Lecture de nombres (espace 9999, le système décimal est acquis, le déchiffrement des grands nombres est acquis mais non maîtrisé). Puis additions formelles (posée en colonnes) de nombres (acquis mais non maîtrisé). Tables d'addition (cinq par jour). Une ligne d'écriture (pour l'instant, un jour de la semaine ou un mois de l'année, que j'écris dans la marge, qu'elle doit recopier sur la ligne). Une partie de mille bornes intervient en milieu de séance, grosse carotte (elle adore) qui la fait progresser dans l'addition de tête.

temporellement, ça donne : lecture de nombres, une page de conte, additions de nombres, lecture d'une page de conte, partie de mille bornes, pause, quelques mesures (système métrique en début d'étude), fin du conte, tables d'addition, ligne d'écriture.
Il s'agit d'un cadre formel, qui évolue au jour le jour en fonction de la forme et des circonstances.

L'encadrant pédagogique est constamment présent (assis à coté), et veille au maintien d'un niveau d'attention satisfaisant. Il recadre sans pitié si ça relâche ...

C'est carré, cadré ; cependant, la plupart du temps, ça se passe dans une très bonne humeur ... Il arrive que la fille, normalement occupée à des tâches de loisirs l'après midi, sollicite un supplément d'"école". Là, en général, c'est le père qui rechigne ...
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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Ven 5 Oct - 11:51

Eh eh, mon fils lui aussi à un caractère très affirmé, ce qui ne me facilite pas la tâche et comme tu dis " chez la plupart des personnes dont le caractère est affirmé, l'autorité est perçue comme une atteinte à son intégrité, et donc systématiquement combattue."
Dur dur de trouver le juste milieu entre un peu d'autorité mais pas trop, je vais piocher dans tes idées, on va voir ce que ça va donner (même si ta fille semble plus jeune que mon fils qui a 11 ans)
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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Ven 5 Oct - 13:29

Bonjour,

Zivabby, je crains qu'il n'y ait pas grand chose de commun dans les difficultés que nous rencontrons avec notre progéniture respective.
Une fille de cinq ans, même avec du caractère, une fois cadrée, c'est cool ! En gros je n'ai plus qu'à patienter jusqu'à ce qu'elle se barre aller vivre chez son mec.
Je ne veux pas vous inquiéter, mais un garçon de onze ans, ben, vous, vous êtes probablement au début des ennuis, en tout cas des difficultés. Le passage de la fille à la femme est souvent sans problème majeur au féminin, la fille aspirant sans crainte, le plus souvent, à devenir femme. C'est un sujet quelque peu tabou, mais chez le garçon, c'est rarement aussi simple. Le fait que les filles réussissent mieux dans les études supérieures que les garçons est directement lié aux perturbations auxquelles font face les garçons dans leur transition vers l'âge adulte. Les ennuis liés à la physiologie commencent en général vers 12/13 ans, mais les ennuis liés au plan psychologique peuvent commencer bien avant.
Ce n'est pas simple de se représenter homme quand on est garçon. Pour quelques-uns, ça va de soi. Mais pas pour tous. Alors si vous constatez des perturbations au niveau scolaire, ça pourrait ne pas être inutile de surveiller de ce coté au cas où il y aurait à rassurer. Et dans ce domaine, il faut dans la mesure du possible essayer de lever pudeurs et tabous pour traiter les difficultés en profondeur, et ce n'est facile pour personne.
Chez lui, dans quelques années, son rejet de l'autorité deviendra un moyen de s'affirmer : on se construit en s'opposant, chez les garçons. Mais comme ce n'est pas parce qu'un garçon s'affirme qu'il n'a pas besoin d'être cadré, et que d'autre part, il n'en a pas moins besoin de tendresse, préparez-vous, au moins au plan psychologique, au grand écart ...
Chez vous, encore plus que chez moi, il est à craindre que l'instruction ne soit à intégrer dans le cadre plus vaste de l'éducation.

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Lolarose



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Sam 6 Oct - 12:48

Bonjour Jean-Philippe,

Merci beaucoup de "jouer le jeu" et de lever ici le voile sur tes propres méthodes.

Je dois t'avouer que le fait que tu te sois illico décrit comme "militaire sur le fond mais pas la forme" m'a bien fait rire. Gare aux clichés, et je te rejoins totalement lorsque tu soulignes "l'instruction comme partie intégrante de l'éducation. Ensuite, une éducation est à rapprocher d'un profil d'enfant.".

Mon fils également est "hors cases", et je pèse mes mots: bouillonnant de vie, d'énergie, de soif de découverte et d'apprentissages, toujours enclin au rire et à la farce.... une vraie tornade qui, le moment de l'autorité venue, peut piquer une crise de colère effroyable. Comme toi, comme ta femme, nous évitons mon mari et moi les conflits frontaux et développons d'autres stratégies. L'héritage génétique est vraiment impressionnant, mon mari et moi ayons par excellence UN point commun, celui d'avoir remis très tôt en cause toute forme d'autorité ainsi que d'absurde (certains non-sens).
Idem pour l'instruction, du coup, qui est cadrée en même temps qu'elle donne l'illusion à mon fils de disposer de beaucoup d'espace. Concrètement: je ne transige pas sur la durée d'une activité. Ma ruse va juste consister à repérer le moment durant lequel il sera le plus enclin à suivre MON mouvement, c'est à dire mon axe (l'exercice, l'activité, la tâche), en tenant compte du fait que selon les jours et les circonstances, ces moments ne sont pas les mêmes et nécessitent de ma part une souplesse, une réorganisation de mon propre planning (je jongle avec une casquette de prof. libérale à domicile).

Connais-tu l'ennéagramme? Un domaine (passionnant) auquel je suis en train de me former et qui m'est d'un grand secours quant à la manière dont il me faille aborder à la fois mon rôle de parent-instructeur (en effet, totalement entremêlé) et le "type" de mon fils... l'objectif étant justement de développer des stratégies pertinentes en tous points.

Bon, je te parle de ça mais j'ai le sentiment que tu es un excellent observateur et que du coup, tu as très bien cerné ta fille, certaines problématiques, certains comportements... pour justement adapter au mieux tes méthodes! Nul doute qu'elle a beaucoup de chance de t'avoir (ainsi que ta femme qui, j'imagine bien, te suit à 100%).
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Lolarose



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Sam 6 Oct - 13:08

Bonjour Zivabby,

Ce ne doit pas être simple d'être confrontée à un garçon de 11 ans réfractaire à l'autorité et à la contrainte (qui vont de pair, non?).

Je pense qu'il s'agirait sans aucun doute d'adopter, compte tenu de son âge et de son "endurcissement" potentiel (11 ans, un âge charnière, celui qui aborde l'adolescence... en route vers une version de soi "déjà grande personne", "déjà adulte en puissance").. des méthodes plus musclées. Genre carottes et bâtons, par excellence.

J'ai le souvenir... de mon petit frère extrêmement difficile à 12 ans: notre mère avait laissé faire, pensant que le dialogue permettrait de tout résoudre, mais force est de constater que notre larron, au fil des ans, n'était plus réceptif du tout au "blabla". Il a fallu l'action: mise en place de pactes (un contrat co-signé, sans blague) avec règlement intérieur, punitions/sanctions à degrés, récompenses à degrés aussi). Bon, ok, on nous a taxés de "police", mais... ça a marché. Pour le coup, le dialogue (en supplément!) a fonctionné également, ainsi que le fait de permettre à mon frère de prendre conscience de sa responsabilité, de son pouvoir également (pouvoir de changer, de rectifier, de choisir telle ou telle voie... avec des résultats et conclusions pas semblables, naturellement)...
Plus tard, il nous a remerciés, nous confiant que tout cela, au final, l'avait cadré et RASSURE!

En tous cas, bonne continuation à vous, Zivabby!
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laetitiaA



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Sam 6 Oct - 22:58

bonsoir,

je ne partage pas vraiment l'idée que : dialogue, blabla = enfant difficile et réglement intérieur, punitions/sanctions/récompenses = cadre rassurant , même si je comprends bien que c'est une façon de s'exprimer et qu'en réalité ce doit être moins "linéaire" que cela ;

chez nous, nous ne pratiquons pas le système "carottes,bâtons" qui m'évoque plus des méthodes prôches du dressage que de l'éducation ;
je ne remet pas en question une certaine "efficacité" de telles méthodes, au moins à court terme ; je suis moins sûre des résultats à moyen/long terme ; quelles stratégies pour éviter les sanctions, quelle conscience de ses actes ...je ne détaille pas plus ;

en ce qui concerne les apprentissages en particulier , je souhaite que mes enfants soient au coeur de leur projet d'apprentissage, qu'ils apprennent à porter un regard critique sur leur travail, à s'auto-évaluer, nécesaire pour progresser, sans dépendre de l'approbation de l'adulte, de bonnes notes (ou autre récompense) ou sanctions ;
je ne veux pas être dans une relation de pouvoir avec mes enfants, cherchant à leur faire "avaler" ce que je pense bon pour eux, en usant de ruse ou autre technique ; je préfère le principe de réalité ; chaque acte amène des conséquences ; c'est par là qu'ils apprennent l'autonomie, le sens des responsabilités ;
concrètement, il ne s'agit pas de "laisser-faire", de laxisme ; un cadre est posé, des règles, des repères existent, l'environnement est réfléchi, les ressources sont renouvellées, le rôle de l'exemple joue un grand rôle, la stimulation ...
voilà un peu où je me situe sur "le plan de la méthode " !
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Paprika



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Date d'inscription : 11/06/2011

MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Dim 7 Oct - 9:21

Mon ainé comme la petite dernière sont réfractaires à toute forme d'autorité, ce qui a évidemment posé des problèmes lorsqu'ils étaient scolarisés. Avec mon mari, nous sommes plutôt adeptes d'une éducation non-violente, qui respecte l'enfant et tente d'en faire un partenaire plutôt qu'un soldat. Nous veillons à ne pas utiliser de manipulations ou de menaces et encore moins de punitions. Ce que nous cherchons, c'est que les enfants coopèrent, qu'ils soient acteurs de leurs apprentissages et non passifs, à ingurgiter ce qu'on veut bien leur donner.

Je n'ai jamais caché à mon fils mon désarroi lorsqu'il refusait de travailler - parallèlement, j'ai travaillé les supports. A force de tâtonner, nous avons trouvé notre équilibre et notre structure. c'est lui qui vient me demander ce qu'il a à faire, nous n'avons plus aucun conflit.
Il se pose comme challenge de passer le bac à 16 ans, ce qui lui donne du coeur au ventre s'il flanche. Je veille à bien l'alimenter car, si je lui fait travailler quelque chose qu'il maîtrise, il lâche l'affaire.

Avec la petite de 6 ans, je suis plus cool : quand elle a envie de travailler, elle avance comme une flèche, donc je suis plutôt ses envies.

Mes enfants n'ont pas de notes, pas d'évaluation. Avec le grand, nous travaillons à jongler avec les pourcentages en ce moment. Une fois qu'il saura bien pigé le principe et pourra utiliser les pourcentages dans plusieurs situations, nous passerons à autre chose, c'est tout.
Il doit encore sortir de la passivité que l'école a induite chez lui, mais de plus en plus, il est capable de porter un regard critique sur son travail - de plus en plus, il s'applique. En comprenant la finalité des exercices, il coopère pour s'adapter aux nécessités des apprentissages.

Pour les sciences/histoire géo, nous fonctionnons beaucoup avec des cartes heuristiques (mindmaps) qui les aident à trier le résultat de leurs recherches, apprendre en réfléchissant et en écrivant avec un résultat très valorisant.

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http://apprendrealairlibre.wordpress.com/
Lolarose



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Dim 7 Oct - 16:55

Bonjour LaetitiaA et Paprika,

Tout d'abord, merci beaucoup pour vos partages d'expérience!

Aïe... je me doutais que les termes "carottes et bâtons" allaient m'exposer au risque d'une incompréhension. Mea culpa. Je vais tenter de mieux expliciter mon propos.

Je suis également adepte d'une éducation non-violente et basée surtout sur l'explication, le dialogue, et ne suis pas pour les sanctions, punitions etc... Mais je peux me le permettre, mon fils n'ayant que 4 ans!

Ce que j'entendais par là, c'est qu'à l'âge de 11 ou 12 ans, les choses sont susceptibles de se corser, et il me semble que s'il y a échec en matière de dialogue et d'instauration d'un climat "harmonieux"... il s'agit d'opter pour des stratégies plus percutantes et susceptibles de donner des résultats (sans pour autant faire l'impasse sur le dialogue, bien au contraire!).

Mon petit frère, du haut de ses 12 ans, avait vraiment besoin de quelque chose de clair et de ciblé, sans blabla ni fioritures. D'une telle clarté que les choses lui paraissaient soudain évidentes et, du coup, moins discutables. Le règlement consistait en un MINIMUM de règles mais... tolérance zéro en cas de non-respect. Ca a roulé, le concernant.

Et sans être un agent Gestapo (!!!!), je m'inspire de cela pour mon fils: en douceur. En matière d'éducation comme d'instruction, il y a des points sur lesquels je ne transige pas, et ce d'autant plus qu'ils ne sont pas nombreux. Voilà tout.

"je ne veux pas être dans une relation de pouvoir avec mes enfants, cherchant à leur faire "avaler" ce que je pense bon pour eux, en usant de ruse ou autre technique"

Evidemment. Le terme de "ruse" passe également mal... on dirait. J'ai un exemple tout bête pour éclairer quant à ma diabolique disposition à RUSER!!!
Lorsque mon fils souhaite toucher un objet fragile, chez nous ou ailleurs, je ne lui flanquerai pas la fameuse tape sur la main si préconisée (agrémentée d'un petit "non" tout aussi sec). Je vais ruser et détourner son attention. Etre maline, en somme. En matière d'instruction, récemment, je disposais d'une heure avant un r-v professionnel. J'avais donc prévu de mener avec mon fils une activité de type lecture d'étiquettes ou jeu autour du chiffre et du calcul. Cependant, il avait envie de peindre, ce dont il raffole. Habituellement, étant souple, j'aurais ajourné les exercices prévus et n'aurais pas vu d'inconvénient à ce qu'il peigne. Seulement voilà, j'allais être occupée une heure plus tard, et cela m'arrangeait bien qu'à ce moment-là, il peigne (cela l'occupe, le ravit, durant ce temps-là, il est d'un calme olympien, bref, les circonstances idéales pour que mon r-v se passe bien, sans que je doive stresser). Alors une fois de plus, j'ai RUSE: j'ai préparé le matériel de peinture, tout disposé devant lui, prêt à être employé et puis j'ai fait semblant de faire tomber la "boîte à mots". Mon petit chérubin, fort dévoué, s'est empressé de m'aider à ramasser les étiquettes et le jeu consistait à les lire, à les nommer ensemble... Pris au jeu, il a eu envie de les compter, de les classer selon les sons ou leur remière lettre.... Un régal de maman diaboliquement rusée et très soulagée de constater qu'au moment où la sonnette a retenti (mon r-v pro), mon fils, tranquillement, avait "mérité" (amplement) son moment de pur détente.

Bref, au-delà de mes termes employés, je confirme, les choses ne sont pas aussi linéaires que ça!!! Mais pour autant, les carottes et les bâtons ne me choquent pas. Avec certains enfants qui ne fonctionnent pas différemment, ils s'avèrent parfois (et ponctuellement) nécessaires, ce que je peux concevoir. Dans mon entourage, un petit garçon est né et, comment dire, dès ses deux ans, s'est révélé un vrai petit "tyran en puissance". Ses parents, pleins de bonne volonté et très enclins au dialogue, à la douceur, ne parvenaient à rien. L'enfer.... s'ils avaient refusé d'envisager que bien que n'étant pas adeptes de la chose, ils allaient devoir passer par la case que tu nommes "dressage carottes/bâtons" et que le pédopsychiatre nommait quant à lui "établissement du cadre". Un brin "hard" comme mot, je te l'accorde. Mais en tant que parents, ils ont été obligés de prendre leur part (active et ferme) de responsabilités, admettant que parfois, certains enfants naissent avec un lot qui n'est pas tributaire que de l'éducation, mais bien d'un héritage dont nous ne soupçonnons même pas, je pense, l'étendue! Pour eux, ce fut une réelle souffrance de devoir éduquer de la sorte leur enfant: ils auraient bien entendu de loin préféré qu'il soit plus ductile, "l'enfant rêvé".

Et deux ans plus tard, leur petit garçon est devenu calme, il est très équilibré, posé, le dialogue a pu être enfin établi et le climat est apaisé. Anxiété? Colère? Qu'éprouvait cet enfant pour établir tous ses rapports aux autres et au monde sous le sceau de l'opposition permanente, voire de l'agressivité? Nul, à l'heure actuelle, le sait. Mais il est certain que le "cadre" lui ait été utile, et précisément, ce cadre-là. A mes yeux, c'est tout ce qui importe.

Beaucoup de parents, je pense, ont recours au terme fort de "dressage" dès lors que l'on évoque ces points inhérents au domaine de l'autorité. Mais il me semble que c'est faire l'impasse sur ce que nous sommes avant toute chose: des êtres davantage physiologiques et même chimiques... que psychologiques. Ou si tu préfères, dont la psychologie ne peut en aucun cas être dissociée de notre essence même, qui tient davantage de l'animalité que de "l'étherité". Lorsque je contemple un groupe d'enfants ou d'adultes, je vois des comportements ou des mouvements instinctifs... qui me renvoient à ce que nous sommes avant toute chose (et qui nous dérange sans doute, ou qui nous fait penser qu'en tant que parents, nous pouvons oublier ceci, faire l'impasse dessus). Et s'il y a un thème qui, par excellence, exacerbe ce débat, il me semble qu'il s'agit bien de celui de l'autorité, ou de "cadre".

Bon... tout un débat! J'en ai conscience. Mais qu'en penses-tu? Qu'en pensez-vous?

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Zaou



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Dim 7 Oct - 17:18

Citation :
Lorsque mon fils souhaite toucher un objet fragile, chez nous ou ailleurs, je ne lui flanquerai pas la fameuse tape sur la main si préconisée (agrémentée d'un petit "non" tout aussi sec). Je vais ruser et détourner son attention. Etre maline, en somme.
Quand tu fais ça tu ne poses pas l'interdit et ton fils voudra sans doute y revenir plus tard... pas très efficace à mon sens.

Citation :
En matière d'instruction, récemment, je disposais d'une heure avant un r-v professionnel. J'avais donc prévu de mener avec mon fils une activité de type lecture d'étiquettes ou jeu autour du chiffre et du calcul. Cependant, il avait envie de peindre, ce dont il raffole. Habituellement, étant souple, j'aurais ajourné les exercices prévus et n'aurais pas vu d'inconvénient à ce qu'il peigne. Seulement voilà, j'allais être occupée une heure plus tard, et cela m'arrangeait bien qu'à ce moment-là, il peigne (cela l'occupe, le ravit, durant ce temps-là, il est d'un calme olympien, bref, les circonstances idéales pour que mon r-v se passe bien, sans que je doive stresser). Alors une fois de plus, j'ai RUSE: j'ai préparé le matériel de peinture, tout disposé devant lui, prêt à être employé et puis j'ai fait semblant de faire tomber la "boîte à mots". Mon petit chérubin, fort dévoué, s'est empressé de m'aider à ramasser les étiquettes et le jeu consistait à les lire, à les nommer ensemble... Pris au jeu, il a eu envie de les compter, de les classer selon les sons ou leur remière lettre.... Un régal de maman diaboliquement rusée et très soulagée de constater qu'au moment où la sonnette a retenti (mon r-v pro), mon fils, tranquillement, avait "mérité" (amplement) son moment de pur détente.
Je trouve que c'est de la malhonnêteté et que ça n'encourage pas la communication dans la famille. Personnellement je lui aurais annoncé clairement qu'il aurait la peinture plus tard pour telle et telle raison. C'est la crise? Peut être les 10-20 première fois après il comprend les raisons et tes besoins, il apprend l'honnêteté, la patience et l'empathie plutôt que la manipulation et la dissimulation.

Par ailleurs cette manière de faire me semble bien plus utile au niveau du "cadre" à poser et du respect dans la famille.

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laetitiaA



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Dim 7 Oct - 23:06

je n'assimile pas autorité à dressage ; je fais une réelle distinction entre les 2 ; je ne suis pas opposée à toute forme d'autorité d'ailleurs ;
en ce qui concerne l'instruction, pour rester dans le sujet initial, je distingue acte d'autorité et système punitions/récompenses ; par ex, dans notre famille, le temps de travail se passe dans un certain contexte : respect de la concentration des autres, activités non remuantes dans la pièce, rangement du matériel ... et je fais respecter ces conditions, fermement ; cela fait partie de mon rôle, tenir le cadre ;
pour autant, le comportement des enfants ne fait l'objet ni de récompenses, ni de punitions ; l'enjeu n'est ni de me faire plaisir ni d'obtenir qqchose ou éviter une sanction ; il est dans la capacité à respecter les autres, à s'impliquer dans ce que l'on fait, à chercher à atteindre ses objectifs, à porter un regard critique sur soi-même ...
les temps de jeu avec eux par ex ne dépendent pas de ce qu'ils "produisent" ou "apprennent" ; nous jouons ensemble, cela fait partie de notre quotidien, au même titre que le temps de travail, les repas, les sorties ou toute autre chose ;
je n'aime pas ce qui s'apparante pour moi à de la "manipulation" ; je m'attache à présenter la réalité telle qu'elle est ; cela inclut le contexte, mes besoins, le respect de ceux-ci, tout comme les leurs : l'instruction proposée entre donc dans ce cadre là ;
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Frederique11



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Lun 8 Oct - 13:48

+1
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Lolarose



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Lun 8 Oct - 17:20

Bonjour Zaou,

Citation:
Lorsque mon fils souhaite toucher un objet fragile, chez nous ou ailleurs, je ne lui flanquerai pas la fameuse tape sur la main si préconisée (agrémentée d'un petit "non" tout aussi sec). Je vais ruser et détourner son attention. Etre maline, en somme.

Quand tu fais ça tu ne poses pas l'interdit et ton fils voudra sans doute y revenir plus tard... pas très efficace à mon sens.



J'ai oublié de préciser qu'avant de détourner son attention, je précise bien que "non, ne touche pas ça, c'est fragile/ça ne t'appartient pas" etc.... Mais que je l'amène à très vite détourner son attention. N'appréciant que très moyennement toute forme d'interdit ou d'autorité, justement, il aurait tendance à "faire une fixation", si tu vois ce que je veux dire. D'où mes stratégies, ces fameuses "ruses", dont j'use aussi bien sur le plan éducatif que sur celui de l'instruction. Que veux-tu, je dois composer avec un petit bonhomme qui est une merveille... mais qui, depuis tout petit, aurait tendance à se mettre en boule dès lors que le "non" lui parvient aux oreilles! Notre autorité, en tant que parents, consiste à poser l'interdit ou à expliquer... puis à l'amener vers autre chose, à le faire "débloquer".
Chez nous, cela fonctionne bien, je dois dire. Ambiance décontractée et totalement basée sur le dialogue, la communication mais, comment dire, avec une adaptation de notre part à son côté si réfractaire à l'autorité (un brin indiscipliné et surtout, une vraie tête de cochon en cas de confrontation "pure et dure").

"Je trouve que c'est de la malhonnêteté et que ça n'encourage pas la communication dans la famille. Personnellement je lui aurais annoncé clairement qu'il aurait la peinture plus tard pour telle et telle raison. C'est la crise? Peut être les 10-20 première fois après il comprend les raisons et tes besoins, il apprend l'honnêteté, la patience et l'empathie plutôt que la manipulation et la dissimulation."

Bon, je dois admettre que ma particularité est de jongler entre l'IEF et une activité de prof. libérale avec bureau à domicile, et accueil de mes consultants. Généralement, hors circonstances exceptionnelles de ce type, une "crise" ne me gêne pas. Mais là... mon exemple tentait juste d'illustrer mon propos selon lequel, parfois, il s'agit de ruser et d'user de certaines méthodes visant à amener l'enfant là où on le souhaiterait.

Malhonnêteté? Franchement, nul ici ne le voit ni ne le vit ainsi. Disons que nous nous sommes adaptés (et avons adapté nos méthodes éducatives et d'instruction) à cet aspect de sa personnalité et que nous tâchons de l'apaiser avec l'autorité à notre manière.

Contrairement à beaucoup de parents avec lesquels je suis amenée à discuter, et à certaines idées véhiculées dans des bouquins "à la mode", je pense également que l'enfant ne va pas naturellement vers tout ce qui est le mieux pour lui, et que la société dans laquelle il va se propulser à son tour, et à laquelle nous devons le préparer, IEF ou pas, est régie par un certain nombre de règles et de contraintes. Je pense que je ne lui rendrais pas service en faisant l'impasse sur cet état des faits: souplesse et esprit "zen" dans les apprentissages, ok, mais tout en conservant des objectifs et un axe. Ca, c'est un élément de ma pédagogie sur laquelle je ne souhaite pas transiger. En ce sens, je me sens parent, instructeur.... TUTEUR.

J'expliquais, dans le premier post de ce topic, que par excellence, je pense que nous nous situons "entre deux". Et il semble porter ses fruits... Touchons du bois pour la suite, néanmoins, car s'il y a une chose que mon fils m'apprend au fil du temps, c'est à devoir très souvent nous remettre en cause et faire preuve d'humilité: au gré de son évolution, de ses attentes ou dispositions changeantes, au gré des apprentissages et des expériences qui, le plus souvent, nous amènent à emprunter des voies que l'on ne soupçonnait pas.
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Zaou



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Lun 8 Oct - 18:21

Citation :
J'ai oublié de préciser qu'avant de détourner son attention, je précise bien que "non, ne touche pas ça, c'est fragile/ça ne t'appartient pas" etc.... Mais que je l'amène à très vite détourner son attention.
Je préfère ça Smile bien que j'aurais préféré "je le console puis, si cela me semble opportun, je l'amène vers autre chose".

Citation :
Je pense que je ne lui rendrais pas service en faisant l'impasse sur cet état des faits: souplesse et esprit "zen" dans les apprentissages, ok, mais tout en conservant des objectifs et un axe.
Mais je suis entièrement d'accord ! Sauf que plutôt que de faire tomber les trucs devant lui et d'user de mille stratagèmes pour qu'il s'y intéresse je vais simplement lui dire "là c'est le moment de faire ça et après tu pourras faire ça".
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Frederique11



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Mar 9 Oct - 14:51

En fait, Lolarose, la majorité des familles IEF se situe dans cet entre-deux, c'est-à-dire une forme souple et mouvante sur laquelle le même mot ne recouvre pas forcément la même chose, suivant la cellule familiale dans laquelle on se trouve. Ceci étant, pas grand monde ne met la même vie quotidienne sous les termes informel, unschooling, cadré, structuré, scolaire etc. Je crois qu'il y a une réelle problématique du vocabulaire en ief.
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LaurenceF



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Mer 17 Oct - 16:17

Bonjour à tous !
Je n'ai parcouru les posts qu'en diagonale, je suis assez éloignée de l'organisation de Jean-Philippe...J'ai une interrogation : à quel moment votre fille réfléchit elle? recherche-t-elle par elle même ?
La description de son temps de travail est peut être imprécise, mais à vous lire, j'en conclus que vous en ferez une bonne technicienne mais cette formation atteint ses limites très rapidement .
C'est comme ça que tout au long de l'année, je récupère en cours particuliers, soutien ou stage des enfants qui maitrise des techniques mais ne savent ni à quoi elles correspondent ni à quoi elles servent et qui sont incapables de raisonner tant en grammaire, qu'en compréhension de texte (même s'ils lisent vite et bien) qu'en résolution de problèmes mathématiques.
Ne voyez pas là un jugement de valeurs sur votre travail qui apparait structuré (et c'est important pour l'enfant) et fait avec sérieux, mais une proposition de piste de réflexion.
Cordialement
Laurence Fournier
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nachenza



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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Mer 17 Oct - 19:55

Bonjour,

Je me joins à votre discussion. Ma fille n'a que 2 ans et demi, donc, pas d'affolement.
Ce qui me questionne le plus chez Jean Philippe, c'est l'age de sa fille et ses apprentissages.
Est ce une "sur-douée" ?
Parce que pour moi, l'IEF est avant tout une liberté de pouvoir apprendre, ce qui en donne normalement envie. Et je trouve qu'à 5 ans et demi, elle en fait beaucoup.
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Zaou



Nombre de messages : 71
Date d'inscription : 24/06/2012

MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Jeu 18 Oct - 11:00

Il n'y a pas de "surdoué" je pense. Juste des enfants qui ont leurs besoins (affectifs, physiques et intellectuels) comblés et qui sont donc aptes à avancer à la découverte de la vie.

Mon fils, à 4 ans, apprend à lire et à dénombrer/reconnaître les nombres au delà de 100. A sa demande. En fait ma manière de le cadrer c'est plutôt "tu te calmes sinon on arrête le travail pour aujourd'hui" XD.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Jeu 18 Oct - 15:44

Bonjour,

Nachenza, ma fille n'a me semble-t-il rien d'une surdouée. On parle d'ailleurs en général d'enfants précoces, ce qui est plus pudique et plus réaliste, mais quand on fait passer des tests de coefficient intellectuel à ces enfants, en général ils les explosent ...
J'en ai dans la famille proche, je sais à quoi ça ressemble.

Non, ma fille me semble parfaitement dans son âge, ce qui se traduit dans mon référentiel de psychologie cognitive par un développement cognitif standard.
Je n'ai guère l'impression de lui en demander beaucoup, je suis plus attaché à en faire au final une enfant équilibrée qu'une athlète intellectuelle. Je veille donc à conserver intact joie de vivre, curiosité, goût à apprendre, etc ...
Simplement, je cadre sévèrement parce que ma fille a un profil réclamant un cadrage serré, et on a commencé tôt, car je ne voyais pas de raison de traîner.
Après, j'utilise une méthode de motivation basée sur carotte/bâton qui génère de bons résultats et beaucoup de méfiance sur ce forum, j'aurais l'occasion d'y revenir dans un prochain post sur ce fil, dès que j'aurai un peu de temps libre.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Jeu 18 Oct - 16:10

Bonjour,

LaurenceF, votre remarque est très pertinente. Il va de soi que l'acquisition de techniques, ce qui est la base de ma méthode pédagogique actuelle, ne remplace pas la réflexion.
La technique n'est qu'un outil d'aide à l'optimisation de la réflexion.
Quand ma fille réfléchit-elle ? En tout cas, pas quand je le souhaiterais, pour l'heure. Les systèmes métriques et décimal que je lui enseigne actuellement bénéficieraient d'un peu de compréhension dans leur maniement, on parle de "maîtrise", et dans ce domaine précis, c'est galère. En matière cognitive, on parle de shématisation des acquisitions.
Je n'ai aucune raison de penser que ce soit un retard du développement cognitif qui génère mes difficultés dans ce domaine. Que ma méthode pédagogique initiale, basée sur de l'associatif "bête" y ait contribué est possible. Mais ... hors du cadre pédagogique, j'observe que ma fille procède à des analyses d'un niveau correct pour son âge, pour peu qu'elle y soit motivée. L'analyse oriente donc vers une absence de goût à l'effort intellectuel, autrement dit de la fainéantise intellectuelle, et c'est rageant pour des parents qui goûtent fort au jeux mathématiques. Mais qui n'oublient pas qu'ils n'ont pas toujours eu ce goût.
Patience et longueur des temps ...

Mais je vous rassure ; la réflexion n'est pas absente de mes questionnements, même si l'absence actuelle de succès dans ce domaine m'oriente encore vers de l'associativité de premier ordre ... Au moins, elle aura la connaissance des techniques, si un jour elle décide de s'en servir.
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Christelle02
Admin


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Date d'inscription : 08/02/2011

MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Ven 19 Oct - 22:05

Bon je dois être neuneu je ne sais même pas où je me situe....

_________________
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Christelle, maman de tous ses enfants^^
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MessageSujet: Re: Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?   Aujourd'hui à 3:40

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Sur le plan de la méthode et de la pédagogie, vous êtes...?
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