L'académie nationale de médecine vient de publier ce rapport sur
Aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant
http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=26&idLigne=1768
A retenir :
Si on met l’enfant au centre de la
réflexion sur le temps scolaire il faut prendre en considération
l’apport des rythmes biologiques en attirant l’attention sur les
éléments suivants :
- le sommeil : de sa durée et
de sa qualité dépendent le comportement à l'école, le niveau de
vigilance et de performances. Il serait à cet égard important de
retarder l'entrée des enfants en classe en créant une période
intermédiaire d’activités calmes en début de matinée, car l’enfant
arrive fatigué à l’école, surtout lorsque son temps de sommeil n’est
pas respecté. De plus, un coucher tardif n’est pas totalement compensé
par un lever tardif.
- les variations quotidiennes de l'activité intellectuelle et de la vigilance
: elles progressent du début jusqu'à la fin de la matinée, s'abaissent
après le déjeuner puis progressent à nouveau au cours de l'après-midi.
Deux débuts sont difficiles pour l'enfant : début de matinée et début
d'après-midi. A cet égard la semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi,
vendredi) s'accompagne d'une désynchronisation avec diminution de la vigilance de l'enfant les lundi et mardi
- les variations annuelles de la résistance à l'environnement
: les périodes difficiles pour l’enfant sont l’automne, la période de
la Toussaint (dont les vacances devraient être étendues à 2 semaines), et l’hiver vers fin février ou début mars [31].
- le bruit : les grandes salles des cantines très bruyantes devraient être transformées en plusieurs petites unités pour amortir le bruit.
- la vie à l’école : il
faudrait tenter de diminuer le stress de l'enfant et le surmenage
scolaire par des programmes adaptés et non pléthoriques ; éviter le
transport de cartables lourds grâce, par exemple, à l’utilisation de casiers à l’école ; instituer une heure d’étude surveillée en fin d’enseignement.