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 cas particulier

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morgan



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MessageSujet: cas particulier    Ven 10 Déc - 19:50

bonjour,

je pratique desco et non sco (je mets mes petits à la maternelle) et je me pose une question: que faire si ma fille qui doit rentrer en grande section l'an prochain aime tant qu'elle veuille aller au cp par la suite....ayant 4 garçons et une fille, je constate que pour les filles, école est synonyme aussi de copines, plus que pour les garçons...mon fils qui est actuellement en grande section me demande déja d'arreter et à dire vrai je le garde trés souvent mais ma fille a l'air d'aimer ça...

question: dois je ruser....et la descolariser de suite??? dois je laisser faire les choses au risque qu'elle soit dans l'engouement de sa future rentrés en cp avec ses copines....

peut être que je m'inquiète particulièrement pour elle parce que c'est ma seule fille....



avez vous déja rencontré ce "problème" , un enfant qui aime l'école alors que vous voulez descolariser???

bon, je n'en suis pas vraiment là, elle a juste 4 ans mais je me dis que ce qui me soulage (le fait d'avoir les petits en maternelle) pourrait se retourner contre moi....
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luunah89



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MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 14 Déc - 23:36

ma fille ne veut absolument pas aller en cp en école "EN" pour le moment, mais j'avoue que des avis m'auraient intéressée quand à votre question.

Je me dis qu'il faut respecter l'envie de son enfant quitte à ne scolariser que pour 1 an voire moins. Et vous?
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morgan



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MessageSujet: Re: cas particulier    Mer 15 Déc - 15:02

Je ne me vois pas descolariser ma fille alors qu'elle me réclamme l'école...mais j'avoue que cela ne m'arrangerait pas du tout!!!!

car jongler desco et scolarisation c'est du sport!!! en ce moment (ça fait deux semaines) je garde mes petits à la maison et c'est beaucoup plus souple....je ne regarde pas l'heure, on travaille de 10h à 13h....tranquille....c'est vraiment plus cool et je m'interroge...s'ils finissent l'année je ne pense pas en revanche les remettre l'an prochain....à voir....
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Karine
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MessageSujet: Re: cas particulier    Mer 15 Déc - 16:20

morgan a écrit:
Je ne me vois pas descolariser ma fille alors qu'elle me réclamme l'école...
Est-ce que tu lui as demandé ce qui lui plaît à l'école ? Peut-être que cela peut se déplacer à la maison. Très souvent, ce que les enfants invoquent est la présence des amis, rarement la manière d'apprendre. Dans ce cas, il est possible de déplacer ce qui lui plaît pour que cela existe pour elle en dehors de l'école.

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nassima



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MessageSujet: Re: cas particulier    Jeu 16 Déc - 9:12

c'est vrai karine, ce que mon fils ( qui idéalise le collège aussi) aime au collège c'est les groupes d'amis avec lesquelles on partage aussi l'apprentissage. car ici dit-il ses amis vont à une école différente, ont des cours différents donc il ne peut pas partager avec eux dans ce domaine.
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morgan



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MessageSujet: Re: cas particulier    Jeu 16 Déc - 22:24

pareil! pour ma fille école=copines!!!! c tout!!! d'autant qu'elle a 4 frères!!!!
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luunah89



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MessageSujet: Re: cas particulier    Sam 18 Déc - 1:42

ma fille évoque aussi le manque de copains/copines. Elle n' a que 5 ans mais cela ressort bcp. Nous l'avons donc inscrite à de l'éveil musical, et essayons de voir nos amis avec enfants ou sans enfants ( car parès tout un adulte et un enfant peuvent être amis) le plus souvent possible.
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MessageSujet: Re: cas particulier    Sam 18 Déc - 8:20

Bonjour

Ici, Paul évoque aussi le manque de copains et de copines. Pour le reste, il préfère être à la maison.

Flo
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morgan



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MessageSujet: Re: cas particulier    Sam 18 Déc - 23:40

cette question me turlupine vraiment car mes deux ainés déja desco, ont été ravis de suite et ne retourneraient pour rien au monde à l'école,

celui qui est en dernière section de maternelle me demande de l'arreter, ce que je ne devrait pas tarder à faire

mais ma petite quand je lui pose la question si elle veut aller apprendre à l'école ou avec maman, elle me dit les deux.... elle fait déja du judo et de la bibliothéque....

ça m'embête parce que je ne voudrais pas l'arracher à un "truc" qu'ellle aime....et je me dis que je devrais la desco de suite pour éviter qu'elle y prenne encore plus gout!!

c 'est paradoxal et en même temps pas top comme attitude, non?
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Karine
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MessageSujet: Re: cas particulier    Dim 19 Déc - 0:14

Ta fille aime peut-être encore l'école parce que, à son âge et niveau scolaire, cela représente plus d'activités ludiques que de contraintes. Cela changera probablement lorsque ses journées seront faites de plus de travail scolaire et d'interdits que de jeux et d'activités ludiques.

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Invité
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MessageSujet: Re: cas particulier    Dim 19 Déc - 8:38

Bonjour

Ici, le problème des copains fait appel à un autre problème : l'approche des autres, la relation avec les autres, et plus généralement la socialisation.

La neurologue nous soutient pour deux ans dans l'IEF avec certains objectifs à atteindre.

Le fait que mon fils, puis ma fille aient beaucoup de mal à se faire des copains, à tisser des liens, m'a beaucoup questionné et m'a invité à creuser une bonne fois pour toute la question.

Mon fils, comme ma fille, éprouvent le besoin de se faire des copains, des copines, des relations. Mais, ils ont beaucoup de mal. Je ne veux pas qu'ils partent de l'idée que l'IEF empêche de se faire des amis.

Je ne veux pas non plus m'entendre dire que l'IEF est une forme d'exclusion sociale, une invitation à se couper du monde parce que je considère que cela n'est pas vrai.

En lisant "Approcher les autres est-ce si difficile" d'Isabelle Nazare-Aga, je commence à trouver des réponses à bien des questions que je me pose. J'ai constaté que certains principes ne m'avaient pas été enseignés. Mes parents ont fait ce qu'ils ont pu avec qu'ils sont, leur vécu, leurs souffrances, leur histoire personnelle. A moi dr'avancer autrement.

Ce livre est vraiment intéressant et va nous ouvrir de nouvelles portes.

L'école à la maison nous amène à nous poser des questions que l'on ne se posait jamais auparavant. C'est très instructif. Sur bien des plans. Un autre art de vivre qui va peut-être nous épargner bien d'autres traumatismes psychologiques je suppose. A voir dans l'avenir.

Flo





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mari



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MessageSujet: Re: cas particulier    Dim 19 Déc - 17:15

Morgan, si tu as peur que ta fille manque de copines, tu peux déjà prendre l'habitude d'inviter les copines qu'elle a déjà. Ca lui permettrait de voir qu'on n'a pas forcément besoin de l'école pour avoir des amis.
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nassima



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MessageSujet: Re: cas particulier    Dim 19 Déc - 19:59

oui, bonne idée. je trouve aussi que la famille joue un grand rôle dans la socialisation des enfants beaucoup plus que l'école. à l'école les enfants sont assis côte à côte, la plupart du temps on les empêche de communiquer et ce ne sont pas les deux 1/4 d'heure de récréation qui les socialiseront tandis que les rencontres chez soi où lors d'activités sont beaucoup plus fort en communication.

d'où tient-on cette idée que l'école socialise?

en fait par manque de temps ou par fatigue on reçoit moins, on invite moins, et du coup on socialise moins, on est moins apte aux relations humaines car la vie est devenue source de stress permanent. et on voudrait déléguer ça aussi à l'école.

dans les sociétés moins développées, les rencontres se font très spontanément car les familles prennent le temps de vivre. ce qu'on fait de moins en moins.
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MessageSujet: Re: cas particulier    Dim 19 Déc - 20:14

Bonjour

Et si la famille avait un vrai rôle à se réapproprier plutôt que de le dléguer à l'école ?

Aujourd'hui, j'en suis de plus en plus convaincu. La famille aun grand rôle à jouer là dedans. Et, je suis en train de le découvrir.....

Oui finalement, cela mérite une sacré réflexion tiens.

Flo
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mari



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MessageSujet: Re: cas particulier    Lun 20 Déc - 18:32

Je réfléchis aux même choses que vous Wink
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mari



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MessageSujet: Re: cas particulier    Lun 20 Déc - 18:36

nassima a écrit:

d'où tient-on cette idée que l'école socialise?

en fait par manque de temps ou par fatigue on reçoit moins, on invite moins, et du coup on socialise moins, on est moins apte aux relations humaines car la vie est devenue source de stress permanent. et on voudrait déléguer ça aussi à l'école.

dans les sociétés moins développées, les rencontres se font très spontanément car les familles prennent le temps de vivre. ce qu'on fait de moins en moins.

C'est un des grands sujets du développement économique. Gagner de l'argent signifie travailler. Souvent hors de chez soi. Ce qui implique d'autres pertes de temps en trajets, déposes... Autant de temps en moins à passer ensemble. Et plsu la société est developpée, plus il est difficile voir impossible de résister au mouvement.
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Karine
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MessageSujet: Re: cas particulier    Lun 20 Déc - 19:32

Ce qui amène parfois à des situations ubuesques : l'assistante maternelle qui, pour pouvoir garder des enfants, confie son enfant à une autre assistante maternelle, ou un professeur qui, pour pouvoir enseigner, confie l'enseignement de ses enfants à un autre enseignant, etc.

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morgan



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MessageSujet: Re: cas particulier    Lun 20 Déc - 20:38

plusieurs réflexions trés intéressantes à mon sens....
d'abord karine tu as souvent les réponses justes, en effet aprés réflexion mon fils déteste l'école depuis cette année....grande section, trop de travail il me dit, c'est dur ect...

florianna: c'est vrai qu'aller vers l'autre n'est pas chose aisée, et cela dépend de la personnalité de l'enfant je pense...

mari: c 'est vrai qu'il faudrait que je reçoive des copines de ma fille, chose que je ne fais JAMAIS!!!je vais m'y mettre dès à présent...

nassima: je partage complètement ton avis, c'est vrai, pourquoi pense t-on que c 'est l'école qu socialise????ce n'est malheureusement pas la seule idée fausse qui restera ancrée dans les mentalités....je pense aussi que la famille joue un rôle essentiel et mes enfants m'ont déja fait plusieurs fois la remarque,(les desco): "maman t'invite plus comme avant?" ben oui avec 5 enfants je suis un peu dépassée!!!! ce sont ces moments entre famille et amis qui sont sources d'échange.......

pas l'école ........

il faut AUSSI que je me remette à inviter!! lol!!!!


beaucoup de projets en perspective!!

la famille est au coeur de tout...c'est en partie la "démission "parentale qui fait autant de problèmes à l'école et dans la société, je travaille parfois dans le social (association) j'en ai eu à maintes reprises la démonstration!!!
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Karine
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MessageSujet: Re: cas particulier    Lun 20 Déc - 21:18

morgan a écrit:
c'est en partie la "démission "parentale qui fait autant de problèmes à l'école et dans la société
Il y a quelques années, le collectif pour la liberté de l'instruction avait lancé une pétition titrée "Non au licenciement des parents !" car les parents sont régulièrement poussés à démissionner et à déléguer à des professionnels. Le renoncement des parents aujourd'hui est la conséquence d'une volonté politique qui dure depuis quelques décennies et qui, régulièrement, fait croire aux parents qu'ils sont incompétents et devraient s'en remettre à tel ou tel professionnel pour prendre en charge tel ou tel aspect de l'éducation de leurs enfants. Les parents, soucieux de faire ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants, ont délégué et, à force de déléguer, ne savent plus qu'ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ainsi ils sont nombreux à ne plus avoir l'habitude d'être responsables de l'éducation de leurs enfants et donc acteurs de cette éducation.

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morgan



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MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 21 Déc - 1:34

exactement....tout à fait d'accord....nous organisions par ex nous, à l'asso des sorties "familiales" dans le but de recréer ou plutot d'alimenter des liens parents enfants dans le loisir....et ben les parents, trop habitués à ce que leurs enfants soient pris en charge par des équipes d'animations n'étaient guère motivés à passer du temps de loisirs avec leurs enfants, à partager..... c'est triste....
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MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 21 Déc - 7:08

Bonjour

J'ai fait un constat tout bête.

A l'école, mon fils ne parvenait pas à se faire de copains tant du fait de son propre handicap mais aussi du fait qu'il ne sait pas comment s'y prendre.

Bien qu'il fasse des activités extrascolaires, il ne parvient pas non plus à se faire des copains.

Alors, j'en ai déduit que si à l'école, comme dans les activités, il n'y parvient pas, c'est que, dans la famille, quelque chose n'a pas fonctionné. Je n'ai pas su leur apprendre à le faire.

Et, en lisant le livre proposé ci-dessus dans l'un de mes messages, j'ai compris que je ne pouvais pas inculquer ces choses-là à mes enfants parce que je n'ai pas reçu non plus moi-même ces principes.

Voilà pourquoi le thème de la socialisation me hantait, m'angoissait à ce point.

Flo
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nassima



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MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 21 Déc - 13:30

florianna,

la socialisation ne s'inculque pas, ça se vit. j'ai vécu dans une famille très nombreuses et avec une mère qui ne travaillait pas à l'extérieur. je me souviens que nous avions toujours du monde et ça ne dérangeait personne, car tout le monde vivait pareil. avec l'apparition des appartements, le travail de la femme, et les fameuses périphéries... on a moins de place, moins de temps parfois pour notre propre famille alors les autres....

après plusieurs années en France, notre expatriation m'a fait revivre dans une société qui vit actuellement comme j'ai vécu enfant. au début j'étais très réticente, ce sont mes enfants qui malgré moi se sont joint au mouvement et c'est tant mieux.
je me sens parfois envahie (c'est mieux que isolée), mais on a rien sans rien et ça fait beaucoup de bien aux enfants et à moi aussi.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 21 Déc - 15:07

nassima a écrit:
florianna,

la socialisation ne s'inculque pas, ça se vit. j'ai vécu dans une famille très nombreuses et avec une mère qui ne travaillait pas à l'extérieur. je me souviens que nous avions toujours du monde et ça ne dérangeait personne, car tout le monde vivait pareil. avec l'apparition des appartements, le travail de la femme, et les fameuses périphéries... on a moins de place, moins de temps parfois pour notre propre famille alors les autres.....

J'accepte ton point de vue et le respecte. Mais, j'ai des raisons de ne pas le partager. D'abord, parce que depuis 4 ans, je fais des recherches avec un professeur de l'université de Lyon sur ce sujet.

Je suis heureuse que tu aies pu vivre une expérience aussi positive dans ta vie.

Mais, il est des facteurs auxquelles toi et ta famille n'avaient pas été forcément confronté :

Vivre le rejet parce que ta propre famille accueille un enfant ayant une déficience visuelle à laquelle on associe une déficience mentale qui n'existe pas. Seulement, la médecine, à cette époque, n'avait pas autant de connaissances sur le sujet qu'à ce jour.
Peut-être n'as-tu pas connu le fait de perdre tous tes dits meilleurs amis le jour de la naissance de ton enfant différent ?
Peut-être n'as-tu pas connu l'étiquetage de ta famille avec un enfant dys ?
peut-être n'as-tu pas vécu le rejet dans ta propre famille parce que tu es la cause de la perte de tant d'amis ?
Et, je ne parle que de handicaps.

Tout cela, je l'ai connu. J'ai connu le rejet : le rejet à l'école, le rejet par les adultes, le rejet par les enfants. le rejet parce que je découvre que j'étais EIP et qu'à l'époque mon comportement était associé à des troubles du comportement.

Alors, quand tu n'as connu que le rejet, dire qu'entrer en relation avec les autres est inné. Pas pour moi.

Quand il y a eu carance dans l'éducation, le seul moyen d'y parvenir, c'est de comprendre ce que "socialisation" veut dire. Et, je le découvre par le biais du livre que j'ai cité.

Donc, non, pour moi, ce n'est pas inné. Et, je maintiens que cela ne s'apprends pas non plus dans la famille.

Cela ne s'apprend pas non plus dans la famille.

Karine dit :
"les parents sont régulièrement poussés à démissionner et à déléguer à des professionnels. Le renoncement des parents aujourd'hui est la conséquence d'une volonté politique qui dure depuis quelques décennies et qui, régulièrement, fait croire aux parents qu'ils sont incompétents et devraient s'en remettre à tel ou tel professionnel pour prendre en charge tel ou tel aspect de l'éducation de leurs enfants. Les parents, soucieux de faire ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants, ont délégué et, à force de déléguer, ne savent plus qu'ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ainsi ils sont nombreux à ne plus avoir l'habitude d'être responsables de l'éducation de leurs enfants et donc acteurs de cette éducation. "

Je réponds

Ces propos m'interpellent. D'une part parce que je me suis être déresponsabilisée, être contrainte de renoncer à jouer mon rôle de parent. J'ai été aussi traitée par ma propre famille de mère incapable de satisfaire mes enfants, de les comprendre, de leur offrir ce qu'il y a de meilleur. On m'a également poussée à m'entourer de professionnels de ceci ou de cela, voire même de psy pour chercher des travers à mes enfants. Travers qui n'existaient finalement pas.

Comment je me suis aperçue de cela ? En déscolarisant mon fils. En vivant l'aventure de l'IEF. Oui, je me réapproprie mon rôle de parent. je me confronte à des choses auxquelles je n'ai jamais été confrontée et dont mon entourage s'est toujours empressée de m'éloigner.

Aujourd'hui, je prends conscience, par l'expérience de l'IEF que, finalement, la socialisation ne va pas de soi quand on a vécu dans un milieu qui s'est déresponsabilisé, qui a démissionné. Mes aprents eux n'ont jamais répondu à mes questions sur ce sujet. Cela fait des années que la socialisation était un problème pour moi. Et, ni les éducateurs qui m'ont accompagné, ni mes parents n'ont répondu à mes interrogations. C'est l'IEF qui a soulevé le couvercle et m'a poussé à chercher seule les réponses à mes questions.

Donc, si c'est inné dans certaines familles, ce n'est pas le ca dans d'autres. Chaque cas est particulier.

Aujourd'hui, je me suis réappropriée mon rôle de aprents. Je me sens impliquée. J'y prends goût et je m'éclate.


nassima a écrit:
après plusieurs années en France, notre expatriation m'a fait revivre dans une société qui vit actuellement comme j'ai vécu enfant. au début j'étais très réticente, ce sont mes enfants qui malgré moi se sont joint au mouvement et c'est tant mieux.
je me sens parfois envahie (c'est mieux que isolée), mais on a rien sans rien et ça fait beaucoup de bien aux enfants et à moi aussi.

J'en rêve de cette socialisation, de pouvoir inviter du monde, de rencontrer des gens différents et d'apprendre ensemble. Nous cheminons dans ce sens.

Je suis heureuse pour toi de vivre les choses ainsi. Ce n'est pas mon cas.

Aller vers les autres, après avoir vécu pendant des années le rejet ou d'avoir été mise plus bas que terre, ce n'est pas naturel.

Flo
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Karine
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MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 21 Déc - 17:25

florianna a écrit:
Donc, non, pour moi, ce n'est pas inné.
[...]
Aller vers les autres, après avoir vécu pendant des années le rejet ou d'avoir été mise plus bas que terre, ce n'est pas naturel.
L'enfant né sociable, naturellement empathique et enclin à rencontrer l'autre. C'est l'environnement familial et extra-familial dans lequel il grandit qui influe, volontairement ou involontairement, sur ces capacités innées et crée des inhibitions, des peurs et rend difficile les relations sociales. Ton témoignage l'illustre parfaitement, malheureusement. Certaines personnes plus sensibles, comme c'est notamment le cas des personnes APIE, peuvent avoir plus de difficultés que les autres pour surmonter leurs expériences négatives et défaire des réflexes de type "carapace" ou "barrière" pour retrouver un certain naturel et aller à la rencontre de l'autre.

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MessageSujet: Re: cas particulier    Mar 21 Déc - 18:29


Bonjour

Je maintiens que tous les enfants ne naissent pas tous sociables.

Quand il existe une anomalie dans les interactions sociales, une anomalie dans le langage, une anomalie sensorielle, une anomalie dans les fonctions cognitives, la socialibilisation est difficile.

s'il est aveugle-sourd-déficient intellectuel, L'enfant n'a a-priori aucun moyens de communication avec son entourage.

Il devient sociable parce que son cerveau est doté des fonctions cognitives qui le lui permettent d'identifier, d'authentifier instinctivement, intuitivement les signes qui l'aident à rentrer en contact avec son environnement.

Quand on est privé d'un ou plusieurs sens, de certaines fonctions cognitives, la relation avec l'environnement est comme modifiée, atrophiée.

L'environnement est certes une composante influente mais, elle ne joue pas, à elle seule, ce rôle.

Je reste également convaincu que la sociabilisation reste une affaire d'éducation.
Dans un environement famiail ou extra-familial sain, l'enfant réussira à établir des relations avec les autres sans trop de sposer de questions.

Mais quand l'enfant évolue dans un environnement où les relations entre ses membres sont altérées par la violence, la manipulation psychologique, la maltraitance physique.... l'enfant considère les autres comme un danger. Il fonde son jugement sur ce qu'il vit et généralise ce qu'il vit en se disant que les autres sont un véritable danger, une menace pour lUI.

Construire une relation de socialisation, de sociabilisation quand on marche en permanence sur un terrain miné, sur des oeufs, c'est carrément mission très difficile.

Dans ce cas-là, je ne crois pas du tout que cela soit inné. Puisque la violence, et les troubles du comportement feront partie de son quotidien. C'est cela qui lui semblera inné et un comportement normal.

Il ne comprendra pas pourquoi il fera l'objet d'un rejet puisque son environnement à toujours dysfonctionner. Le dysfonctionnement de son environnement est un fonctionnement noral. le fonctionnement normal d'un autre environnement sera un dysfonctionnement pour lui. Ce qu'on appelle fonctionnement normal dans les relations deviendra quelque chose qu'il aura à acquérir, à comprendre, à accepter, à s'approprier.

Non, je reste convaincu que la socialisation s'apprend d'abord dans el cadre familial. Et tous les parents ne sont pas en mesure de l'apprendre à leurs enfants.

Je reviendrai sur cela quand j'aurai terminé les deux ouvrages que je suis en train de lire à ce sujet.

Flo
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