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 Notre controle 2010/2011

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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Ven 7 Oct - 16:34

Bonjour,
ffcscnbqn a écrit:
Jean-Philippe aborde un point trop peu souvent pris en compte par les contestataires. Je conçois qu'on puisse tomber sur un inspecteur peu ouvert et que la situation puisse en ce cas se dégrader si l'on refuse des tests ne correspondant pas aux choix de la famille, mais est-il nécessaire d'être d'emblée "va-t-en guerre" ?
L'agressivité systématique de certains envers des inspecteurs qui justement étaient peut-être des personnes ouvertes et prêtes à la discussion (bon, j'accepte les tests parce que c'est mon choix et en plus mes enfants ne sont pas mécontents d'avoir une évaluation extérieure ! mais les conversations avec les inspecteurs ont toujours été cordiales. ) peut effectivement avoir des conséquences néfastes pour d'autres qui par exemple débutent l'IEF, ne sont pas encore très sûrs d'eux et vont faire les frais de la mauvaise humeur de l'inspecteur qui aura été "agressé" par la famille précédente.
Je respecte le choix de chacun, mais rien n'empêche la politesse et le respecrt de l'autre fut-il inspecteur de l'éducation nationale : ce n'est pas une tare !
Je suis très agréablement surpris de bénéficier d'au moins une oreille attentive sur ce forum, je vais donc finir de vider mon sac, puis me ferai oublier une nouvelle année, promis.

Je précise que j'ai été intervenant du secteur social, avant de devenir gestionnaire d'organisations du secteur social pour le restant de ma carrière, de sorte que je suis en mesure d'étayer par des exemples mes propos si besoin, et que je suis au fait de beaucoup des problématiques qu'on y rencontre.
Ce que je dénonce ici, c'est la complaisance affichée par les intervenantes de l'asso sur des positionnements juridiques incorrects comme "les tests sont illégaux". La motivation de cette complaisance, je l'imagine aisément. Lorsqu'on s'adresse à des familles, il est plus convenable d'afficher comme postulat que les familles sont honnêtes, capables, et de bonne volonté.
C'est d'autant plus facile que la réalité ne doit pas être très éloignée de ce postulat, heureusement. Mais c'est faire l'impasse sur des réalités sociales moins plaisantes, même si heureusement plus rares.
Conséquence de cette impasse et du postulat dénoncé: les contrôles pédagogiques ne sont pas nécessaires, et par voie de conséquence, les tests de connaissance encore moins !
En tant que citoyen, j'estime un tel positionnement irresponsable et égoïste.
Il est irresponsable car les contrôles pédagogiques correspondent à une réalité sociale ; la non scolarisation diminue le contrôle que peut exercer la société sur l'enfant, et celui-ci se retrouve mécaniquement en situation sociale fragilisée, et donc potentiellement victime. Je pense en premier lieu à une secte, mais bien d'autres menaces pèsent sur un enfant fragilisé socialement.
Sans tomber dans la paranoïa perceptible chez la midiluve, il ne faut pas sous-estimer les sectes et leur capacité de nuisance. A titre d'exemple, j'ai observé l'intervention d'une filiale de l'église de scientologie dans le cursus d'un troisième cycle universitaire, sous statut d'intervenant extérieur. Bien que leur intervention ait été caricaturale, (intervenant en double, absence de contenu formel du cours), il a fallu batailler pour que l'organisateur de la formation réagisse. Leur intention était d'obtenir le suivi d'un stagiaire en entreprise, et d'intégrer une entreprise par ce moyen. Ces gens sont dangereux, en particulier pour ceux en situation de fragilité.
On me rétorquera que c'est le rôle du contrôle social de s'assurer qu'un enfant n'est pas en situation de souffrance. C'est exact, mais c'est ignorer qu'il fait face à de grandes difficultés de mise en oeuvre, en raison notamment de la théatralisation dont sont capables certains contrôlés, et que sa capacité à mettre à jour cette théatralisation est régulièrement prise à défaut par manque de moyens. Régulièrement, après qu'un drame soit survenu, on s'aperçoit qu'un intervenant social suivait les victimes du drame, et on se demande pourquoi il n'est pas intervenu en amont. Souvent, la réponse est qu'il n'a rien vu venir, tout simplement ... Tout semblait "normal".
En quoi un intervenant pédagogique pourrait-il être mieux armé pour détecter une éventuelle souffrance chez un enfant dans un contexte théatralisé ?
C'est simple : une chose n'est pas théatralisable, c'est le niveau de connaissances de l'enfant. Il est instruit ... ou pas.
Voilà pourquoi je juge irresponsable le positionnement de ceux qui dénoncent par principe les tests d'évaluation de niveau de connaissance. Ils sont peut-être parfois le meilleur moyen de détecter une souffrance ou une carence pédagogique subie par un enfant.
Je ne tiens pas pour autant à ce qu'ils soient utilisés à tort et à travers.
Il est clair que leur usage soulève de réelles difficultés. Mais comme j'observe que les juges semblent du même avis ça me rassure.
Quand les saintes nitouches du forum viennent me conter les sévices subis par leurs chers bambins à l'occasion des contrôles pédagogiques, ça me fait doucement sourire. Non que je sois insensible à la souffrance enfantine, mais il existe d'autres réalités sociales en comparaisons desquelles leurs souffrances peuvent sembler relativement anodines. Ces tests d'évaluation constituent un moyen, parmi d'autres, de détecter d"éventuelles réalités de cette sorte. Si elles l'ignore c'est de l'inconscience. Si elles ne l'ignore pas, c'est de l'égoïsme.
C'est enfin vouloir oublier que nos droits entraînent des obligations en conséquence.

Tout ça pour dire que j'estime que les contrôles pédagogiques mériteraient des débats un peu moins idéalisés et un peu plus objectifs, y compris dans l'intérêt des familles.
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lysalys



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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 10:29

Relisez donc convenablement avant de porter des accusations.
Où est-il écrit "les tests sont illégaux" ?
Regardez-vous avant d'accuser les autres de ne pas vous lire.
Relisez mes messages, celui de Mesokee beaucoup plus précis.
Ceux qui me connaissent savent pertinemment que je défends mon droit à refuser les tests pour le bien être de mes enfants et pas par goût personnel. A titre personnel, il serait beaucoup moins "fatigant" de laisser mes enfants subir des tests, mais je tiens avant tout compte de mes enfants, contrairement à vous qui semblez vouloir tout contrôler.
Ceux qui me connaissent savent également que je respecte les familles qui acceptent les tests pour x raisons parce que cela devrait être un droit, mais je le répète : comment un test raté parce qu'inadapté ou parce que mal vécu par un enfant peut-il être représentatif de quelque chose ?
Je vous conseille de lire le dossier de presse écrit par les associations ici : http://laia.asso.free.fr/dospres1.pdf
et plus particulièrement ceci p 10 : "Que proposent les familles pour les contrôles ? [...]La suppression des tests imposés comme seule façon de procéder à la
vérification de l'enseignement, mais la possibilité de tests pour les familles qui le souhaitent doit demeurer. L'enseignement peut être vérifié de
façon valable en observant attentivement les supports utilisés par la famille et les productions de l'enfant réalisées au cours de l’année."

Quant à votre conclusion, elle témoigne de votre ouverture d'esprit et de votre volonté de compréhension :
"Quand les saintes nitouches du forum viennent me conter les sévices subis par leurs chers bambins à l'occasion des contrôles pédagogiques, ça me fait doucement sourire. Non que je sois insensible à la souffrance enfantine, mais il existe d'autres réalités sociales en comparaisons desquelles leurs souffrances peuvent sembler relativement anodines."
Qui êtes-vous pour en juger ? Qu'en savez-vous ? Vous n'êtes pas suffisamment ouvert aux autres pour que je précise davantage et ceci sera ma dernière intervention. J'ai des combats plus utiles à mener.
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http://laventuredemietlou.blogspot.com
mari



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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 17:07

Jean-Philippe a écrit:
Bonjour,
mari a écrit:
Oui casser les pieds à l'EN en jouant les procédurières, c'est mon éclate à moi! Rolling Eyes
J'espère que vous n'êtes pas sérieuse sur ce trait. Le problème étant que si vous vous plantez, vous sentirez le retour de bâton, et si vous ne vous plantez pas, c'est la famille contrôlée derrière vous qui le sentira.

Il s'agit évidemment d'ironie! Wink
Quant aux autres familles, rassurez-vous, pas de souci : nous sommes les seuls de la circonscription à refuser les tests ainsi que la "classification" de nos enfants dans un niveau EN donné.

Citation :
Vous avez entièrement le droit d'avoir une opinion à ce sujet, mais l'inspecteur aussi, et lui, en plus, a une mission à remplir, à la fois professionnelle et sociale.
Ah non. Non non. Sa mission ne concerne que l'instruction.
Evidemment comme tout citoyen, il a le devoir de dénoncer une famille maltraitante, mais c'est tout.
Et en tant que parent, mon opinion compte tout autant que celle de l'inspecteur. Il a la mission de m'inspecter moi, et je réponds d'ailleurs en détails à toute question.

Citation :
Ce qui me chiffonne à la lecture de ce type d'argumentaire, c'est le postulat qui le sous-tend, qui est que les inspecteurs sont des méchants qui se fichent de l'intérêt des enfants pourvu qu'ils réintègrent l'école sacrée, et que les parents sont tous bons, gentils et honnêtes.

Ce n'est pas si loin de la vérité! Very Happy
C'est quitte ou double : soit on tombe sur quelqu'un d'honnête, soit on tombe sur des tordus. Pourtant je suis la première à reconnaître que notre inspecteur a été respectueux, a écouté notre argumentaire, s'est interessé à nos supports. Mais nous avons dû nous accrocher à nos convictions car malgré tout, la pression pour le retour à l'école reste forte! Comment pourrait-il en être autrement : l'inspecteur est un cadre de l'Education nationale, il est donc forcément convaincu par sa mission et l'utilité du système scolaire.
D'ailleurs le rapport de notre contrôle précise par trois fois (entre autres erreurs et conseils appuyés d'adopter la méthode scolaire pour des compétences déjà largement acquises) que "la famille n'est pas opposée à une rescolarisation", ce qui est une interprétation toute personnelle de notre "si nos enfants en font la demande, nous les laisserons essayer l'école". Et pourtant les relations entre l'inspecteur et nous seraient qualifiées de bonnes, et même cordiales. Le problème est bien plus complexe que la classique "gentils/méchants".

Citation :
Dans ma compréhension des choses, soit un enfant n'a pas de handicap particulier, et alors un test d'évaluation étalonné statistiquement fournira une vague indication sur l'efficacité de l'instruction fournie dans la matière considérée, (avec tous les biais sur les aptitudes et goûts de l'enfant), soit l'enfant souffre d'un handicap identifiable, et il appartient alors aux parents de prendre toutes mesures à ce sujet, d'en référer à l'inspecteur, et évidemment à celui-ci d'en tenir compte.

Mais chaque enfant, si on lui en laisse le loisir, est particulier, et l'enseignement sera logiquement calqué sur cette personnalité. Sans parler de handicap, comment et sur quoi baser un test d'évaluation statistique? Toute compétence peut s'acquérir à des âges différents.
Quant à la prise en compte du trouble de l'apprentissage, comme souvent il est plutôt méconnu par l'EN et les difficultés sous-estimées. Et c'est logique : l'EN ne sait pas elle-même comment aborder les troubles de l'apprentissage en classe, alors comment pourrait-elle évaluer la pertinence du dispositif mis en place par les parents?


Citation :
Je renvoie ici à mon second commentaire. Oui, évaluer par un contact permanent ne nécessite aucun test. Mais le problème c'est que l'inspecteur n'évalue pas au moyen d'un contact permanent. Ne pas vouloir l'intégrer permet de se forger à peu de frais de bonnes raisons et convictions.

L'inspecteur ne voit les enseignants qu'une fois tous les deux ou trois ans, ça ne l'empêche pas de se faire une idée de l'enseignement dispensé sans pratique aucun test sur personne, et en toute confiance.
Ce n'est pas mon problème si l'inspecteur préfère s'accrocher à ses suspicions plutôt que d'accepter des choix différents, mais ce n'est pas une raison valable pour m'obliger à accepter une procédure qui nuira à mes enfants!

Citation :
Je ne doute pas que le monde soit simple pour ceux qui voient d'un coté les bons, de l'autre les méchants.
Je plains ceux qui se battent pour de mauvaises causes, car il ne leur restera pas forcément assez d'énergie pour se battre pour les bonnes.

Chacun ses convictions! Very Happy Cf. plus haut!
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mari



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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 17:14

ffcscnbqn a écrit:
Citation :
si vous ne vous plantez pas, c'est la famille contrôlée derrière vous qui le sentira.
Jean-Philippe aborde un point trop peu souvent pris en compte par les contestataires. Je conçois qu'on puisse tomber sur un inspecteur peu ouvert et que la situation puisse en ce cas se dégrader si l'on refuse des tests ne correspondant pas aux choix de la famille, mais est-il nécessaire d'être d'emblée "va-t-en guerre" ?

Peut-être par conviction que les tests ne sont pas positifs pour les enfants? Ou parce que le handicap ne sera pas pris suffisamment en compte pour prendre ce risque? Parce que l'enfant ne le vivra pas bien?

Ce sont tout autant de raisons de refuser le principe des tests, et je n'y vois là aucun irrespect. Si?
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mari



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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 17:20

ffcscnbqn a écrit:
Lysalys je suis tout à fait d'accord avec toi. Comme tu l'as compris je m'élevais surtout contre une certaine façon de s'opposer à l'administration sans respect des personnes qui y travaillent

Je ne peux pas véritablement en parler, je n'ai jamais eu affaire à des gens agressifs.
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mari



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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 17:49

Jean-Philippe a écrit:


Karine a écrit:
Jean-Philippe a écrit:
Les tests essaient de déterminer un "niveau" de l'enfant dans un domaine.
Le plus souvent, il s'agit de comparer avec le programme de l'Education nationale, ce qui n'est pas conforme aux textes officiels.
C'est le fond qui importe ici, pas la forme. Autrement dit, il importe peu qu'il soit fait usage du référentiel de l'EN (le plus étalonné, donc le plus valide) si il en est fait un usage prudent ...

Je me demande si nous n'avons pas affaire à un troll Neutral

Non parce que là, c'est vraiment très fort. Chacun sait que les programmes de l'EN sont établis suite à l'observation sérieuse et comparée des aptitudes des enfants selon leur personnalité, leurs capacités et leur âge, donnent d'excellents résultats et sont complètement réalistes. C'est une évidence non? Les résultats aux tests le prouvent! lol!
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mari



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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 18:08

lysalys a écrit:

Ceux qui me connaissent savent pertinemment que je défends mon droit à refuser les tests pour le bien être de mes enfants et pas par goût personnel. A titre personnel, il serait beaucoup moins "fatigant" de laisser mes enfants subir des tests, mais je tiens avant tout compte de mes enfants, contrairement à vous qui semblez vouloir tout contrôler. Ceux qui me connaissent savent également que je respecte les familles qui acceptent les tests pour x raisons parce que cela devrait être un droit, mais je le répète : comment un test raté parce qu'inadapté ou parce que mal vécu par un enfant peut-il être représentatif de quelque chose ?

Mais personne n'en doute Lysalys Wink
Tout comme je n'ai pas l'ombre d'un doute que les participants au forum savent parfaitement que j'instruis mes enfants, que j'ironise quand j'utilise le smiley :pff: et que je n'ai jamais agressé un inspecteur ni porté des affirmations sans réflexion préalable! Wink

No souci, personne ne s'y laisse prendre, c'est de la troll-attitude pure à base de moi-je-sais-la-vraie-vie et d'affirmations fondées sur du vide. C'est gros comme la vache cachée derrière l'arbre cette croyance proche de la naïveté en des tests égalitaires/contestables, des élèves qui progressent de façon linéaire, et des inspecteurs forcément tournés vers le bien des enfants! Même moi qui étais passablement mal informée et qui posais le même genre de postulat il y a deux ans, je ne me serais jamais permis d'employer ce ton.

Citation :
Quant à votre conclusion, elle témoigne de votre ouverture d'esprit et de votre volonté de compréhension :
"Quand les saintes nitouches du forum viennent me conter les sévices subis par leurs chers bambins à l'occasion des contrôles pédagogiques, ça me fait doucement sourire. Non que je sois insensible à la souffrance enfantine, mais il existe d'autres réalités sociales en comparaisons desquelles leurs souffrances peuvent sembler relativement anodines."
Qui êtes-vous pour en juger ? Qu'en savez-vous ? Vous n'êtes pas suffisamment ouvert aux autres pour que je précise davantage et ceci sera ma dernière intervention. J'ai des combats plus utiles à mener.

La provoc' ne marche pas! A dans un an Jean-Philippe... ou pas! Razz
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Karine
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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Sam 8 Oct - 23:47

ffcscnbqn a écrit:
mais est-il nécessaire d'être d'emblée "va-t-en guerre" ?
Non, il n'est pas nécessaire d'accueillir un inspecteur avec un sac de haine. Toutefois, les affaires auxquelles tu fais référence sont très récentes, et ce n'est vraiment que depuis deux ans que des familles décident de guerroyer contre les inspecteurs de l'Education nationale. Les abus de la part de certains inspecteurs ont lieu depuis 1998, et depuis environ cinq ans (donc avant les affaires en cours) nous constatons une augmentation du nombre de signalements abusifs (enfants hors de danger et signalement uniquement pour souligner un différent administratif) faits par les inspecteurs d'académie auprès des procureurs.

ffcscnbqn a écrit:
(bon, j'accepte les tests parce que c'est mon choix et en plus mes enfants ne sont pas mécontents d'avoir une évaluation extérieure ! mais les conversations avec les inspecteurs ont toujours été cordiales. )
Lorsque les inspecteurs sont face à une famille qui acceptent leurs demandes, il n'y a en général que peu de problèmes, bien que les abus existent aussi parfois même en acceptant les tests.

ffcscnbqn a écrit:
Comme tu l'as compris je m'élevais surtout contre une certaine façon de s'opposer à l'administration sans respect des personnes qui y travaillent souvent du mieux qu'elles peuvent
Il est évident que le manque de moyens, tant en terme de temps que d'argent, et le manque de formations est à l'origine des conflits entre les inspecteurs et les familles.

Jean-Philippe a écrit:
Je ne vois pas le rapport entre le fait que l'inspecteur doive tenir compte des choix éducatifs de la famille, et le fait qu'il ait une mission à mener, et qu'il doive disposer de moyens pour ce faire.
C'est probablement le noeud du problème : comment concilier l'obligation de vérifier un enseignement et respecter les choix éducatifs ?

Jean-Philippe a écrit:
Mais ces moyens de vérification sont-ils suffisants à la bonne exécution de sa mission ?
Pourquoi ne le seraient-ils pas ? Ils le sont en milieu scolaire. Il est rare qu'un inspecteur fasse passer un examen de connaissance aux élèves pour vérifier que l'enseignant dispense un enseignement conforme.

Jean-Philippe a écrit:
Autrement dit, il importe peu qu'il soit fait usage du référentiel de l'EN (le plus étalonné, donc le plus valide) si il en est fait un usage prudent ...
Au contraire, il importe énormément de prendre en considération la progression choisie par la famille. Tester un enfant sur sa manière de poser une addition alors que la famille a commencé par enseigner la multiplication peut être à l'origine de résultats insuffisant alors même que l'enseignement est parfaitement conforme. En outre, il importe que les tests soient adaptés à la pédagogie mise en oeuvre par la famille : on ne peut utiliser les mêmes outils avec une famille qui a choisi la pédagogie mise en oeuvre au sein de l'Education nationale et une famille ayant opté pour une pédagogie de type Montessori. Pour en revenir à l'outil "test", puisqu'il existe d'autres manières de vérifier, pourquoi celui-ci devrait-il être généralisé au détriment des autres ?

Jean-Philippe a écrit:
Karine a écrit:
Jean-Philippe a écrit:
Dans le cas contraire, ils posent une présomption inverse, ni plus ni moins.
Non, en général, ils portent des accusations et menacent les familles sans même leur laisser le bénéfice du doute.
Mais c'est alors qu'il faut se battre, à bon escient, et pas avant, à tort !
Demander un contrôle respectueux des choix éducatifs et/ou de la personnalité de l'enfant n'est pas synonyme de se battre (sauf à le faire de manière agressive et non étayée). Il s'agit simplement de demander la mise en oeuvre d'un contrôle qui tienne compte des spécificités de la famille. Une fois qu'un rapport négatif a été rédigé, il est souvent difficile de faire admettre qu'il y a eu erreur de jugement de la part de la personne chargée du contrôle.

Jean-Philippe a écrit:
Vous connaissez les difficultés de l'évaluation pédagogique, Karine ? Vos propos me font en douter. Moi, j'ai participé à l'évaluation de l'efficacité pédagogique d'organismes de formation, et je trouve vos propos à ce sujet très expéditifs.
Et quelle est votre expérience en matière de contrôle pédagogique de l'instruction dispensée en famille ? Cela n'a que peu à voir et c'est bien là le noeud du problème, puisqu'il y a souvent amalgame. On ne peut comparer l'enseignement dispensé par des organismes et l'enseignement dispensé en famille.

Jean-Philippe a écrit:
Si c'est simplement une améliorations des procédures que vous souhaitez, c'est également mon souhait.
Un respect de la législation, à commencer par la prise en compte de la diversité pédagogique, serait déjà un grand pas qui limiterait beaucoup le risque de contrôle irrespectueux et permettrait aux familles tout comme aux inspecteurs de vivre un contrôle satisfaisant pour les deux parties.

Jean-Philippe a écrit:
Vous estimez que les notes d'un enfant au sein de l'EN n'ont pas d'influence sur son mode de vie ? Vous n'avez donc pas compris que l'EN était autant un lieu de sélection que d'instruction, et que des notes obtenues par les enfants, peut dépendre le reste de leur vie ?
Il ne faut pas tout mélanger : nous parlons du résultats d'un test et de son incidence directe sur la poursuite de sa vie. Bien sûr qu'une accumulation de mauvaises notes aura une incidence sur son avenir socio-professionnel. Cependant, si un enfant scolarisé obtient de mauvais résultats à l'évaluation nationale CE1 ou CM2, il ne sera pas contraint de changer sensiblement de mode de vie (méthode d'enseignement, relations sociales, encadrement, etc.) dans les deux mois suivants.

Jean-Philippe a écrit:
Je serais curieux de savoir, Karine, comment vous procédez méthodologiquement pour connaître les résultats d'un contrôle indépendamment du rapport qui en résulte.
C'est effectivement ainsi que procède un inspecteur d'académie : il n'a que le rapport de contrôle de son subordonné pour savoir si les résultats du contrôle sont positifs ou négatifs. Pourtant, il est possible de croiser les données pour vérifier si les résultats d'un contrôle sont conformes à l'enseignement dispensé en lisant le rapport de contrôle d'un inspecteur, le rapport d'enseignement de la famille et le compte-rendu du contrôle de la famille et, lorsque c'est possible, les exercices complétés par l'enfant.

Jean-Philippe a écrit:
Faire confiance aux parents ; bien sûr ! Mais alors, pourquoi venir contrôler ?
Pour vérifier que la famille respecte son devoir d'instruction. Il ne s'agit pas de faire une confiance aveugle puisque l'inspecteur a à sa disposition les productions réalisées par l'enfant, les supports utilisés. De plus, en s'entretenant avec les parents, il est tout à fait possible de voir s'ils mettent un enseignement en oeuvre ou si rien n'est fait. Des parents qui n'enseignent pas leur enfant sont incapables de parler du profil de leur enfant (dans le cadre de l'enseignement, il va de soi), de ses apprentissages, et ne prennent pas la peine d'investir dans du matériel pédagogique. Un inspecteur qui contrôle un enseignant s'en tient à l'observation des cahiers des élèves, à l'organisation de la classe, à la tenue du cahier de vie, il n'a pas besoin de faire passer une interrogation écrite et orale pour vérifier que l'enseignement dispensé est conforme. Pourquoi ferait-il plus confiance à un enseignant qui a la charge de plusieurs dizaines d'enfant qu'à des parents ?

Jean-Philippe a écrit:
Pour que les bonnes méthodes soient transmises, elles doivent d'abord être identifiées. Le fait qu'une grande diversité procédurale existe prouve que cela n'a pas été formellement fait. Les associations ont certainement leur mot à dire à ce sujet, leur intérêt est-il alors à inciter à l'obstruction systématique, j'en doute, c'est la raison de mon intervention.
Nous ne réclamons pas zéro tests, mais des tests pour les familles pour qui cela est adaptée. Quand je m'occupais du service juridique, il m'est arrivé d'aider des familles qui voulaient des tests scolaires. Des propositions ont été faites lorsque les associations ont été reçues au ministère de l'Education nationale, et ces propositions ont été publiées dans un dossier de presse. Il n'est pas possible de déterminer une seule manière de faire car les familles sont différentes : certaines veulent des tests écrits, d'autres uniquement oraux, d'autres aucun tests scolaires, certaines veulent des tests stéréotypés, d'autres veulent uniquement des tests adaptés à la pédagogie, d'autres préfèrent que l'enfant montre et explique ce qu'il a fait, etc. Par contre, il est vrai que les associations sont très vigilantes car il est très fréquemment laissé croire aux familles que les tests sont obligatoires et il est possible que les habitudes finissent par modifier le cadre légal des contrôles de l'instruction en famille.

Jean-Philippe a écrit:
Je serais davantage rassuré si ceux qui refusent les tests ne s'estimaient pas en droit de le faire, et n'étaient pas confirmés par les assos dans la représentation qu'ils se font de la chose.
Je suis curieuse de connaître le texte de loi qui rend les tests obligatoires...? Comme je l'ai dit, aucun texte ne les interdit et aucun texte ne les rend obligatoire. L'article L131-10 parle de vérification de l'enseignement et non de vérification des acquis.

Jean-Philippe a écrit:
Ce que je dénonce ici, c'est la complaisance affichée par les intervenantes de l'asso sur des positionnements juridiques incorrects comme "les tests sont illégaux".
Je n'ai jamais dit cela. Ce qui est écrit sur d'autres sites ne saurait impliquer l'association.

Jean-Philippe a écrit:
C'est d'autant plus facile que la réalité ne doit pas être très éloignée de ce postulat, heureusement.
En effet, il n'y a qu'environ 2 % d'enseignement non conforme dans l'instruction en famille.

Jean-Philippe a écrit:
Mais c'est faire l'impasse sur des réalités sociales moins plaisantes, même si heureusement plus rares.
Je trouve cette accusation lourde. Et il est effectivement extrêmement rare qu'un enfant instruit en famille soit maltraité ou non instruit (cela est d'ailleurs plus souvent le fait de familles n'ayant pas déclaré l'instruction en famille et n'étant donc pas concerné par les contrôles), ce qui est malheureusement beaucoup plus fréquent parmi les enfants scolarisés.

Jean-Philippe a écrit:
Conséquence de cette impasse et du postulat dénoncé: les contrôles pédagogiques ne sont pas nécessaires, et par voie de conséquence, les tests de
connaissance encore moins !
C'est un drôle de raccourci que tu fais là !

Jean-Philippe a écrit:
En tant que citoyen, j'estime un tel positionnement irresponsable et égoïste.
Je le comprends : certains citoyens considèrent l'instruction en famille comme un choix irresponsable et égoïste.

Jean-Philippe a écrit:
Il est irresponsable car les contrôles pédagogiques correspondent à une réalité sociale ; la non scolarisation diminue le contrôle que peut exercer la société sur l'enfant, et celui-ci se retrouve mécaniquement en situation sociale fragilisée, et donc potentiellement victime. Je pense en premier lieu à une secte, mais bien d'autres menaces pèsent sur un enfant fragilisé socialement.
A condition que l'enfant ne sorte jamais de chez lui, ne parle jamais à ses voisins, ne rendent jamais visite à ses amis, ne rencontre jamais personne. Les enfants instruits en famille ne sont pas isolés contrairement à une idée reçue erronée. Quant aux enfants instruits en familles et embrigadés dans les sectes, la raison de la mise en oeuvre des 15 contrôles sur les dix années d'instruction obligatoire, la MIVILUDES n'en a trouvé aucun, et ce n'est pas faute d'avoir cherché.

Jean-Philippe a écrit:
Sans tomber dans la paranoïa perceptible chez la midiluve, il ne faut pas sous-estimer les sectes et leur capacité de nuisance.
Oui, elles sont effectivement très fortes et généralement les enfants embrigadés sont scolarisés pour ne pas attirer l'attention, ou bien ils sont sortis de la société (pas de déclaration de naissance, pas de déclaration d'instruction en famille).

Jean-Philippe a écrit:
A titre d'exemple, j'ai observé l'intervention d'une filiale de l'église de scientologie dans le cursus d'un troisième cycle universitaire, sous statut d'intervenant extérieur. Bien que leur intervention ait été caricaturale, (intervenant en double, absence de contenu formel du cours), il a fallu batailler pour que l'organisateur de la formation réagisse. Leur intention était d'obtenir le suivi d'un stagiaire en entreprise, et d'intégrer une entreprise par ce moyen. Ces gens sont dangereux, en particulier pour ceux en situation de fragilité.
Cet exemple est très intéressant et démontre que pour mieux se cacher, il faut se montrer : cela se passait dans un établissement d'enseignement.

Jean-Philippe a écrit:
C'est simple : une chose n'est pas théatralisable, c'est le niveau de connaissances de l'enfant. Il est instruit ... ou pas.
Oui et non : un enfant qui va à l'école peut ne pas être instruit sans pour autant être en situation de danger social ou embrigadement sectaire. Et si je comprends l'argument, je ne vois pas comment un enfant qui ferait un blocage en situation d'examen (c'est plus fréquemment le cas chez des enfants de moins de 8 ou 10 ans) pourrait réussir à démontrer qu'il n'est pas en situation de maltraitance physique, psychologique ou défaut d'instruction. Mais je comprends bien la peur de ne pas secourir un enfant qui en aurait besoin. Cela dit, l'instruction en famille n'est pas plus à risque que les autres groupes sociaux, et nous attendons toujours que des études démontrent qu'un enfant instruit à domicile est plus à risque qu'un enfant scolarisé (je parle bien d'étude et non de présupposés).

Jean-Philippe a écrit:
Ils sont peut-être parfois le meilleur moyen de détecter une souffrance ou une carence pédagogique subie par un enfant.
Dans le cas d'un enfant particulièrement timide et mal à l'aise en situation de tests (plutôt vrai pour les enfants de moins de 10 ans, mais certains adolescents sont aussi concernés, surtout après déscolarisation suite à phobie scolaire), cela pourra laisser croire à une carence éducative alors qu'il n'en est rien. On voit là tout l'intérêt de ne pas croire que les tests sont le meilleur moyen de dépister une maltraitance ou un défaut d'instruction.

Jean-Philippe a écrit:
Quand les saintes nitouches
Les insultes ne sont pas appréciées sur le forum.
Jean-Philippe a écrit:
Non que je sois insensible à la souffrance enfantine, mais il existe d'autres réalités sociales en comparaisons desquelles leurs souffrances peuvent sembler relativement anodines.
Effectivement, déscolariser un enfant est une aberration quand on s'intéresse au nombre d'enfants qui n'ont pas la chance de pouvoir aller à l'école.

Jean-Philippe a écrit:
Ces tests d'évaluation constituent un moyen, parmi d'autres
Parmi d'autres oui, donc on peut tout à fait en utiliser d'autres.

Jean-Philippe a écrit:
Tout ça pour dire que j'estime que les contrôles pédagogiques mériteraient des débats un peu moins idéalisés
Tout à fait, l'expérience vaut mieux que les idées.

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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Dim 9 Oct - 14:50

Mari a écrit
Code:
Ce sont tout autant de raisons de refuser le principe des tests, et je n'y vois là aucun irrespect. Si?
Effectivement, je ne parlais pas de l'acte de refuser les tests, mais uniquement de certaines façons de le faire qui sont sûrement loin de concerner tous les parents dans ce cas et probablement restent l'exception! Mais parfois l'exception (que ce soit d'ailleurs du côté parents ou du côté inspecteurs) fait plus parler d'elle que les 95% ? (pourcentage qui n'est absolument pas fondé sur une étude quelconque mais représente une simple supposition !) de contrôles avec ou sans tests qui se passent correctement.
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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   Mar 22 Nov - 14:39

Suite de l'histoire...

Nous avons donc reçu ce midi la convocation pour un second contrôle.
Nous sommes convoqués dans les locaux de l'inspection pour un entretien en présence de l'IEN, d'une assistante sociale et d'un conseiller pédagogique.
Ensuite ils procéderont à l'évaluation des acquis de notre fils niveau CM2.

Tout ceci écrit noir sur blanc !
Soit ils ne connaissent pas la loi, soit ils s'en moque royalement...

Pas question pour nous de nous déplacer puisque le premier contrôle effectué début juillet n'a pas donné suite à un rapport négatif, ni laisser notre fils subir leurs évaluations...

Ils ne respectent pas la loi et c’est à nous de perdre du temps et de l'argent en écrivant et envoyant des courriers pour nous justifier Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: Notre controle 2010/2011   

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