Je cumule un peu les handicaps pour me lancer dans l'aventure de la déscolarisation de ma fille de 5 ans (entrée l'an dernier à en moyenne section de maternelle, elle en a souffert. Elle semble vivre mieux l'entrée en grande section. Mais "vivre mieux" ne signifie pas "vivre bien" !)
- Je suis maman solo (séparée depuis cet hiver du papa de ma fille). Je dois donc travailler et ne peux pas me reposer sur un compagnon pour le partage des tâches, ni de l'éducation.
- Je ne peux guère compter sur le père de ma fille en matière de soutien d'aucune sorte.
Il est heureux de l'accueillir un week-end sur deux. Il passe la voir de temps en temps, quand son emploi du temps le lui permet. Nous entretenons une relation courtoise de bon aloi... tant qu'il ne s'agit pas d'école... Il ne veut pas entendre parler de déscolarisation.
Je m'attache à trouver le moyen de le faire changer d'avis, ou au moins d'accepter de me faire confiance une année, puis de voir venir ensuite...
- Je suis nounou J'accueille un bébé à la maison et suis en attente de signature de deux autres contrats (indispensables pour avoir un salaire décent) Certes, je suis à la maison et ne travaille pas dehors. Mais cela ne me rends pas beaucoup plus disponible. D'une part, comme toute femme qui travaille, je dois assurer mes tâches ménagères le soir et le week-end. D'autre part, les enfants accueillis requierent toute mon attention. Je ne peux me permettre de les délaisser pour m'occuper de ma fille.
Certes il y a les siestes, mais cela ne tombe pas forcément au moment où ma fille est en "disposition" pour travailler...
De plus mon activité ne me permet pas de faire des sorties au grès de mes envies avec ma fille. Je dois respecter les heures de repos des bambins, et ceux de leurs arrivées et départs...
- Ma famille qui me trouvait déjà "illuminée" quand je parlais de couches lavables, de cododo, de sevrage naturel (allaitement prolongé), et de mon refus de la scolariser à 3 ans, vois d'un très mauvais oeil mes allusions à une éventuelle déscolarisation. Je ne peux donc compter sur aucun soutien de ce côté.
Ce que je redoute ce sont les inévitables "on t'avait prévenue que tu allais au casse-pipe" ou "si elle allait à l'école, ceci (ou cela) n'arriverait pas" ou "si tu n'étais pas si vindicative vis à vis de l'école, si tu étais un peu moins butée, tu n'en serai pas là" etc.
Je l'ai déjà tellement entendu pour d'autres choix que j'ai fait et que je n'ai certes pas regrettés mais qui, forcément, nécessitaient un peu plus d'énergie, d'endurance ou de disponibilité induisant parfois des gros coups de fatigue ou de stress (notamment quand la pression extérieure venait insinuer des doutes malsains ou remises en question insidieuses et me plongeaient dans un profond désaroi).
- j'habite un tout petit village reculé... les activités extra-scolaires ne sont pas légion, de même que les possibilités de sorties "pédagogiques"... et encore moins les regroupements de parents non scolarisants.
Quelqu'un se trouve t'il, ou s'est-il déjà trouvé dans ce type de situation?
Merci pour vos témoignages

et je vous prie d'excuser la longueur